“Mensonges et dénonciations arbitraires” : Jacques Doillon, accusé de viol par Judith Godrèche, nie les faits

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 21:00
ABACA
Accusé par plusieurs actrices, dont Judith Godrèche, d’agressions sexuelles, le réalisateur Jacques Doillon est sorti du silence. Le père de la comédienne Lou Doillon dénonce des “mensonges” et “calomnies”. 

Dans le tourbillon de la vague #MeToo, le réalisateur Jacques Doillon se retrouve au cœur d’accusations de viol et d’agressions sexuelles formulées par plusieurs actrices, notamment Judith Godrèche. 

Face à ces allégations, le réalisateur a vigoureusement réfuté les accusations, les qualifiant de “mensonges” et se dit prêt à prouver son innocence devant la justice, dans une déclaration transmise à l’AFP ce vendredi 9 février.

Judith Godrèche, 51 ans, a détaillé une expérience troublante vécue avec Jacques Doillon, 79 ans, en présence de Jane Birkin, son ex compagne. Selon elle, une scène d’intimité non consentie s’est produite, une allégation que Jacques Doillon conteste en affirmant que la scène était prévue dans le scénario original du film. Elle a déposé plainte pour viol sur mineur de quinze ans par personne ayant autorité. 

Outre Judith Godrèche, les actrices Isild Le Besco et Anna Mouglalis ont également porté des accusations contre le réalisateur, rapportées par Le Monde. Isild Le Besco, la soeur de Maïwenn, affirme avoir été écartée d’un tournage après avoir refusé ses avances, et Anna Mouglalis décrit une agression où elle a dû repousser Jacques Doillon après qu’il l’ait embrassée de force. Face à ces allégations, Jacques Doillon réfute, qualifiant notamment l’accusation d’Anna Mouglalis de “grotesque” et affirmant que Le Besco lui avait menti sur ses disponibilités.

Jacques Doillon se défend en soulignant l’importance de la lutte contre un système oppressif mais rejette les méthodes employées à son encontre. Il se défend :  “Je regarde avec attention ce bouleversement, pour ne pas dire cette révolution, initié et porté par les femmes dont la parole se libère depuis plusieurs années désormais. […] Cependant, je n’ai jamais commis les actes qui me sont reprochés et j’apporterai à la justice, puisqu’elle est désormais saisie, tous les éléments factuels dont je dispose pour démontrer mon innocence”. 

Ces accusations interviennent dans un contexte plus large de prise de parole des femmes dans l’industrie cinématographique, mettant en lumière les comportements abusifs et les dynamiques de pouvoir problématiques. 

Il y a quelques semaines, Judith Godrèche avait déjà dénoncé le comportement pédo-criminel d’un autre réalisateur français, Benoît Jacquot, contre lequel elle a également déposé plainte. Pour rappel, à l’âge de 14 ans, Judith Godrèche quitte le domicile familial pour vivre chez Benoît Jacquot, alors âgé de trente-neuf ans. Celle qui est aujourd’hui maman de deux enfants dénonce des faits d’emprise et d’abus de pouvoir de la part du réalisateur. 

Par
Mélissa Tellaa