Entre 2023 et 2024, trois femmes décident de se tourner vers la justice pour mettre en cause Lomepal. L’artiste de 33 ans, connu notamment pour ses titres Trop Beau, 1000°C ou Yeux disent, est accusé de viol. Après avoir mené des investigations, la justice a fini par trancher au mois de janvier dernier, en classant l’affaire sans suite.
Après cette décision, Lomepal avait brisé le silence sur Instagram. "Des choses graves ont été racontées. Elles n’ont pas été déformées ou exagérées, elles ne sont juste pas arrivées du tout (…) Des messages, des photos, des relevés d’appel, des screens sur les réseaux sociaux… Toute ma vie a été fouillée", postait-il sur le réseau social.
Lomepal : trois victimes présumées de viol relancent l’affaire
La justice va cependant devoir se pencher de nouveau sur ces accusations. En effet, comme le rapporte l’AFP, deux des trois victimes ont pris la décision de se porter partie civile. Selon elles, les investigations menées jusqu’ici n’ont pas chercher à s’intéresser en profondeur aux "multiples contradictions et propos mensongers" de l’artiste. Elles souhaitent par conséquent qu’un juge d’instruction se saisisse du dossier. L’avocat de la troisième victime présumée a confirmé que cette dernière n’avait elle pas souhaité relancer la procédure.
Du côté de l’artiste, le discours est inchangé. Contacté par l’AFP, l’avocat de Lomepal affirme que l’artiste "n’a pas plus de commentaire à faire" et que l’affaire "a déjà été minutieusement étudiée et tranchée par la justice".
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Affaire Lomepal : une victime présumée parle "d’une violence inouïe"
Le 17 octobre, le journal Libération dévoilait une longue enquête autour des accusations visant Lomepal. L’une des victimes profitait de cette enquête pour revenir sur les faits dont qu’elle affirme avoir subi. Miranda Starcevic décrit un rapport sexuel qui a rapidement viré à la violence à New York.
"Il m’a retournée et il est devenu beaucoup plus violent", explique-t-elle. "J’ai commencé à avoir peur. Il m’a agrippé les cheveux, m’a étranglée et m’a mis un poing dans la bouche. Je répétais ‘stop’ et ‘non’", s’est-elle souvenue. Elle dit avoir fixé la couette, incapable de bouger, jusqu’à la fin de l’agression… Quelques heures plus tard, seule, elle se lave compulsivement, incapable de comprendre ce qui vient de se produire.