Le témoignage glaçant de la soeur de Pierre Palmade à son procès : « Avant l’accident, j’imaginais organiser ses obsèques”

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:49
Après l’humoriste, c’est sa sœur, Hélène Palmade, qui a pris la parole ce mercredi lors du procès de Pierre Palmade poursuivi pour blessures involontaires, aggravées par la prise de drogues.

Accusé de "blessures involontaires aggravées par la prise de drogues" en état de récidive suite au dramatique accident survenu en février 2023, Pierre Palmade est jugé ce mercredi au tribunal judiciaire de Melun. Présent à l’audience, le comédien et humoriste a pu compter sur le soutien de sa sœur, Hélène, qui a accepté de témoigner devant les juges. 

Hélène Palmade prend la parole lors du procès

Cette audition a été l’occasion pour la sœur de l’humoriste de raconter son ressenti face à la toxicomanie de son si célèbre frère. "Je savais qu’il souffrait de son addiction. Je connaissais ses cures successives. Je suis restée à ses côtés.  Il se soigne, je crois fermement qu’il va faire ce qu’il faut. Avant l’accident, je l’imaginais toxicomane, dans un fauteuil roulant, ruiné. J’imaginais organiser ses obsèques. Maintenant je l’imagine en train de transmettre sa passion", a par exemple affirmé la sœur cadette de Pierre Palmade. "J’ai retrouvé mon frère. Nous, les proches aidants, on ne peut pas lâcher l’affaire", a poursuivi celle qui vit à Bordeaux, là où l’humoriste s’est installé après l’accident. "Je pense que notre sœur (Claire, ndlr) a honte de la situation", a conclu Hélène Palmade devant le tribunal. 

Les derniers mots de Pierre Palmade a son procès 

Interrogé une première fois en début d’après-midi, Pierre Palmade a demandé pardon à ses victimes. "Je suis dangereux sous drogues", a-t-il reconnu en affirmant être "terrassé" par la vision de ses victimes. "C’est un moment douloureux", a-t-il affirmé. L’ancien complice de Muriel Robin a été invité à reprendre la parole dans l’après-midi. "J’avais vraiment perdu le goût et avec tous les moyens que je me donne, je crois que j’ai retrouvé le goût de la vie. Je retrouve les plaisirs simples de l’amitié, de la famille, d’écrire, de téléphone, de se réveiller en forme…", a-t-il confié avant de faire quelques confidences sur ses revenus actuels. "1 200 euros de sécurité sociale, 5 000 euros de caisse de prévoyance et 2 800 euros de droits d’auteur par mois (…) Je veux rester à Bordeaux, continuer mes soins car j’en ai encore besoin, et écrire. Je ne sais faire qu’écrire. Je ne pense plus jouer sur scène un jour. Je recherche la façon de transmettre un message de prévention sur la drogue. J’ai 17 mois d’abstinence, je suis un bébé, mais j’aimerai faire passer un message sur comment s’en sortir, si on estime que je m’en suis sorti".

Par
Clara Kolodny