“Je voudrais vous demander pardon” : Pierre Palmade s’adresse à ses victimes au tribunal lors de son procès

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:49
ABACA
Au tribunal de Melun, l'humoriste comparaît pour le grave accident de la route qu'il a provoqué en février 2023. Visiblement touché, il s'est adressé aux victimes dans un moment de profonde émotion.

Pierre Palmade comparaît au tribunal de Melun pour l’accident de la route qui a brisé une famille. Face aux victimes, l’humoriste demande pardon, dans un procès qui révèle toute la détresse provoquée par sa conduite sous stupéfiants.

Un procès sous haute tension pour Pierre Palmade

Le 20 novembre 2024, Pierre Palmade f ait face à la réalité de ses actes. Entré discrètement dans le tribunal de Melun, l’humoriste de 56 ans comparaît pour "blessures involontaires" après un accident dramatique survenu en février 2023.  Testé positif à la cocaïne, il encourt jusqu’à 14 ans d’emprisonnement.

Ce jour-là, l’artiste, sous l’emprise de stupéfiants, percute un véhicule sur une route du sud de la Seine-et-Marne. L’accident provoque des blessures graves pour trois membres d’une même famille : un homme de 38 ans, son fils de six ans, et sa belle-sœur de 27 ans, enceinte de six mois.

Le récit poignant des victimes de Pierre Palmade

Mila, la jeune femme enceinte, témoigne avec une émotion déchirante : “J’ai l’impression que mon bébé m’a été enlevé”. Son enfant, prénommée Solin, n’a pas survécu. “Quand elle est née, j’étais dans un déni total. Pour moi, je venais d’accoucher. Solin, je l’avais portée dans les bras. Pour moi, elle était en train de dormir… Je pensais qu’on allait en prendre soin. Elle était morte”, raconte-t-elle en larmes.

Yuksel Yakut, le père de famille, confie son traumatisme : “Depuis l’accident, je n’ai toujours pas repris le travail. Je ne peux plus passer de temps dehors avec mes enfants”.

Pierre Palmade demande pardon

Face à ces témoignages déchirants, Pierre Palmade réagit. “Je suis terrassé de voir en vrai les victimes, c’est un moment douloureux”, déclare-t-il. Puis, se tournant vers eux : “Je voudrais vous demander pardon au plus profond de moi, sincèrement”.

L’avocat des victimes, Me Mourad Battikh, soulève un point crucial : “Le droit français, c’est triste à dire, protège mieux les animaux que l’enfant à naître”. Il souhaite faire évoluer la jurisprudence concernant le statut juridique du fœtus.

Pierre Palmade, qui a refusé d’être jugé pour "homicide involontaire", reconnaît : “Je suis dangereux sous drogues”. 

Un aveu qui résonne comme une tentative de rédemption dans cette journée où la justice tente de faire la lumière sur un accident qui a brisé des vies.

Par
Mélissa Tellaa