Le rappeur Swagg Man condamné à 20 ans de prison pour escroquerie

Publié le 1 mars 2023 à 17:07
Instagram Swagg Man
Le célèbre rappeur Swagg Man, qui a été condamné à 20 ans de prison pour escroquerie en Tunisie, a annoncé vouloir renoncer à sa nationalité tunisienne.

Amateur de rap, vous vous rappelez probablement de Swagg Man. Le jeune homme, Iteb Zaibet de son vrai nom, s’était fait connaître au début des années 2010 et avait notamment popularisé le terme "posey". Mais celui qui a toujours affiché de multiples signes distinctifs de richesse est aujourd’hui rattrapé par la justice. En effet, le rappeur franco-tunisien a été condamné à 20 ans de prison en Tunisie pour une escroquerie. Jugé dans vingt "affaires d’escroquerie", il a écopé d’un an de prison pour chacune des malversations. Celui qui compte plus d’un million de followers sur Instagram a donc décidé de prendre une décision radicale, puisqu’il souhaite tout simplement renoncer à sa nationalité tunisienne, ont rapporté nos confrères du Parisien. "J’ai décidé de faire appel", a-t-il réagi dans une publication postée sur les réseaux sociaux. "J’ai pris 20 ans ferme pour des malversations financières qui n’ont jamais eu lieu", a affirmé Swagg Man.

 Il regrette la "corruption" de la justice tunisienne et annonce "porter plainte" car, selon ses dires, le juge "a été soudoyé". "Mon histoire est politique", a-t-il regretté, avant de dénoncer son lynchage médiatique. "Je n’ai pas d’autre solution pour échapper à cette corruption. Aujourd’hui, je renonce à ma nationalité tunisienne mais quoi qu’il arrive je resterai Tunisien dans mon sang et mon cœur", a-t-il assuré, selon des propos rapportés par Booska-p. L’an dernier, le rappeur tatoué de la tête au pied avait été déjà été condamné à trois ans de prison par le tribunal de Sousse (nord-est de la Tunisie) pour abus de confiance, rapportait à l’époque le média Jeune Afrique. A l’époque, on reprochait au jeune homme, qui ne s’était pas présenté à son procès, d’avoir escroqué un couple d’industriels franco-tunisien à hauteur de deux millions d’euros.

L.C

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