Le rappeur Booba sera prochainement jugé pour injures discriminatoires et cyberharcèlement

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:33
Sebastien Fremont / Starface
Ce jeudi 11 septembre, le parquet de Paris a annoncé, via l’intermédiaire de l’AFP, que le rappeur Booba sera prochainement jugé. Il est accusé d’injures discriminatoires ainsi que de cyberharcèlement.

Les déboires judiciaires continuent pour Booba. Après avoir été mis en examen, pour avoir contribué au cyberharcèlement envers l’agente d’influenceurs, Magali Berdah, le célèbre rappeur français, est de nouveau dans le viseur de la justice. Cette fois, et comme l’a précisé le parquet de Paris auprès de l’AFP, ce jeudi 11 septembre, l’artiste sera prochainement jugé à Paris pour injures discriminatoires envers une journaliste et un essayiste, pour cyberharcèlement.

Booba : qu’a-t-il fait pour se retrouver, de nouveau, devant la justice ?

Dans cette affaire, et conformément aux révélations faites par le parquet de Paris, Booba devra répondre des faits qui lui sont reprochés. Il est d’abord accusé d’avoir tenu, sur X en janvier 2024, d’avoir cyber-harcelé et d’avoir tenu des injures publiques discriminatoires envers la journaliste Linh-Lan Dao. "Le harcèlement qu’elle a subi et les injures à raison de son origine qui ont été proférées par Booba, suivies et relayées par des centaines d’internautes, ne peuvent rester impunis", a d’ailleurs déclaré l’avocate de cette dernière. En ce qui concerne l’essayiste Tristan Mendès France, Booba lui a également envoyé des propos haineux sur X à la même période. "Il est nez avant la honte", avait ainsi écrit le rappeur, en légende d’une photographie de la victime accolée à celle du tueur en série Francis Heaulme. "Nezfaste", a-t-il également scandé à son sujet. Des messages haineux et discriminatoires qui auraient déclenché "un flot spectaculaire de commentaires antisémites", précisait ce dernier.

Booba prochainement jugé à Paris : quand est prévu son procès ?

Selon le parquet de Paris, Elie Yaffa (de son vrai nom) a déjà été présenté à un magistrat, le 9 septembre dernier. Lors de ce rendez-vous, il aurait ainsi reçu une convocation à une audience au tribunal de Paris le 3 décembre prochain. D’ici à la date de son audience, le rappeur a été placé sous contrôle judiciaire avec une interdiction formelle d’entrer en contact avec les victimes. Il doit d’ailleurs verser une caution dans les 15 prochains jours, de 10 000 euros (5 000 euros, par victime).

Par
Léandro Carvalho