L’acteur et réalisateur Samuel Theis (Anatomie d’une chute) accusé de viol lors d’un tournage

Publié le 10 janvier 2024 à 6:07
Niviere David/ABACAPRESS.COM
Celui qui appelle à la présomption d'innocence tournait avec Louise Bourgoin et Marina Foïs lorsqu'un technicien l'a accusé.

Cet été, le film Anatomie d’une chute est sorti dans les salles de cinéma quelques semaines après avoir remporté la prestigieuse Palme d’or au Festival de Cannes 2023. Dans la même période, l’un des acteurs du film, Samuel Theis, était en plein tournage de sa troisième réalisation, Je le jure, avec Louise Bourgoin et Marina Foïs. Et alors que le long-métrage de Justine Triet vient d’être doublement primé aux Golden Globes américains ce week-end, on apprend que Samuel Theis a été accusé de viol en plein tournage de son troisième film, selon les informations de Télérama

Après une soirée arrosée dans un appartement loué par la production, un technicien de 27 ans estime avoir subi un rapport sexuel forcé de la part du réalisateur alors qu’il n’était pas en état d’exprimer ni consentement, ni refus. Quelques jours plus tard, ce dernier a envoyé un SMS à Samuel Theis expliquant qu’il estimait avoir été victime d’une "agression sexuelle". Après s’être entretenu avec la production, le technicien a décidé de quitter le tournage sur-le-champ et a porté plainte fin juillet. Samuel Theis, lui, estime avoir eu "un rapport sexuel oral consenti" avec le technicien le lendemain de la fête.

Une enquête préliminaire est actuellement en cours et une plainte avec constitution de partie civile a été déposée à la mi-novembre d’après le procureur de la République à Metz. Le tournage de Je le jure s’est achevé dans des conditions inédites avant le dépôt de la plainte. Samuel Theis étant à la fois accusé et présumé innocent, il a été décidé collectivement par l’équipe du film que le réalisateur Samuel Theis dirigerait à distance ses acteurs de manière confinée dans une pièce, libre d’être en contact avec ceux qui souhaitaient venir à lui pour lui poser des questions, et séparé de ceux ne souhaitant pas interagir avec lui. "Au vu des circonstances et des réactions de certains, ce protocole était un moindre mal, même s’il a été difficilement supportable pour le réalisateur qui s’est senti nécessairement exclu de son propre tournage", a déclaré Samuel Theis dans un communiqué.Un dispositif d’assurance a été créé pour prendre en charge les interruptions de tournage en cas d’accusations de violences sexuelles, mais n’est déclenché qu’après une plainte", précise Le Parisien.

Par
Hugo Mallais