L’actrice Blake Lively, à l’affiche du film It Ends With Us aux côtés de Justin Baldoni, a officiellement demandé le rejet de la plainte à 400 millions de dollars déposée par ce dernier pour diffamation et extorsion. L’action judiciaire vise également son mari Ryan Reynolds, le New York Times, la publiciste Leslie Sloane et l’agence Vision PR. Dans un mémoire de droit déposé auprès d’un tribunal fédéral de New York, les avocats de Blake Lively sollicitent un rejet pur et simple des accusations. "La cour devrait rejeter toutes les accusations contre Mme Lively avec préjudice, refuser toute autorisation de modification, et accorder à Mme Lively tous les recours demandés", ont rapporté nos confrères du média Deadline, comme mentionné dans le document juridique.
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Une violation de la loi ?
Cette requête repose notamment sur la loi californienne AB 933, entrée en vigueur en octobre 2023. Ce texte protège les personnes dénonçant des faits de harcèlement sexuel, même publiquement, et prévoit des sanctions contre les tentatives judiciaires visant à faire taire ces dénonciations. Les avocats de l’actrice, Mike Gottlieb et Esra Hudson, affirment que "La loi interdit d’utiliser les plaintes en diffamation, comme celle-ci, comme arme de représailles contre des personnes ayant porté plainte ou pris la parole publiquement sur des faits de harcèlement sexuel et de représailles".
La démarche judiciaire de l’actrice s’inscrit dans une série de contre-attaques. Le 20 décembre dernier, elle avait elle-même déposé une plainte auprès du département des droits civils de Californie. Deux jours plus tôt, Ryan Reynolds avait lui aussi demandé l’annulation de la plainte déposée par Justin Baldoni. Aucun accord amiable ne semble à l’horizon, puisque chaque partie cherche à être retirée de l’affaire. Le procès principal reste, quant à lui, programmé pour le 9 mars 2026.
Une demande de rejet appuyée par les avocats de Blake Lively
Dans leur mémoire, les avocats de Blake Lively dénoncent une tentative de manipulation médiatique. La plainte de l’ex-star de Jane The Virgin est qualifiée de "simple outil de communication publique destiné à faire avancer la campagne sinistre des parties Wayfarer pour ‘enterrer’ et ‘détruire’ Mme Lively pour avoir pris la parole". Ils demandent également l’ouverture d’une procédure pour évaluer les frais d’avocats, ainsi que des dommages triplés et punitifs.
Selon eux, la loi AB 933 "interdit désormais clairement de poursuivre les victimes qui prennent la parole sur le harcèlement sexuel ou les représailles, que ce soit dans le cadre d’un procès ou dans la presse", comme ils l’ont rappelé à Deadline. Toujours selon nos confrères, les avocats estiment que "Cette plainte est un abus manifeste de procédure qui n’a pas sa place dans un tribunal fédéral".