L’acteur Ryan Reynolds tente de se retirer d’un vaste procès pour diffamation et extorsion de 400 millions de dollars intenté par Justin Baldoni, star du film It Ends With Us. Cette affaire implique également Blake Lively, le New York Times et la publiciste Leslie Sloane. L’affaire fait couler beaucoup d’encre depuis des mois maintenant sur fond d’accusations de manipulation médiatique et de harcèlement. Selon les avocats de Ryan Reynolds, les accusations contre leur client reposent essentiellement sur deux occurrences où il aurait traité Justin Baldoni de "prédateur sexuel" lors de conversations privées or, ils assurent que la plainte du réalisateur n’apporte aucun élément prouvant que le mari de Blake Lively ne croyait pas véritablement à ces affirmations. Ainsi, ils soutiennent que ses propos ne relèvent pas de la diffamation et qu’ils entrent dans le cadre de la liberté d’expression garantie par le Premier Amendement.
À lire également
Justin Baldoni VS Blake Lively
Cette affaire trouve son origine dans la plainte déposée par Blake Lively le 20 décembre dernier contre Justin Baldoni et son studio Wayfarer pour harcèlement sexuel. Cette dénonciation a déclenché une véritable tempête médiatique, culminant avec la publication le 21 décembre d’un article du New York Times intitulé "Nous pouvons enterrer n’importe qui : à l’intérieur d’une machine à diffamer Hollywoodienne". Cet article a présenté des allégations graves sur un système orchestré pour réduire au silence certaines figures d’Hollywood. Justin Baldoni et son équipe ont réagi en intentant un procès en diffamation et fraude contre le journal, réclamant pas moins de 250 millions de dollars. Le même jour, Blake Lively a officiellement déposé sa plainte contre Justin Baldoni devant un tribunal fédéral, ce qui a intensifié les tensions et donné une tournure judiciaire sans précédent à cette affaire qui ne cesse de faire parler…
Une affaire médiatique et judiciaire complexe…
Suite à cela, le 31 janvier dernier, Justin Baldoni a déposé une plainte encore plus détaillée, ajoutant de nouvelles accusations mais impliquant aussi de nouvelles parties. Le 18 février, Blake Lively a décidé de contre-attaquer en ajoutant un nouvel accusé, Jed Wallace, décrit comme un "mercenaire" qui aurait organisé une campagne de diffamation et de manipulation sur les réseaux sociaux contre elle. Jed Wallace, qui nie toute implication, a répliqué en poursuivant l’actrice pour plusieurs millions de dollars, affirmant qu’il était victime d’une attaque visant à détourner l’attention des allégations contre Justin Baldoni.
Dans sa défense, nos confrères du média Deadline rapportent que Ryan Reynolds affirme que l’ensemble du procès n’est qu’une vendetta orchestrée par Steve Sarowitz, milliardaire et co-fondateur de Wayfarer Studios, qui aurait promis de dépenser jusqu’à 100 millions de dollars pour "ruiner" Blake Lively et Ryan Reynolds. Il dénonce une tentative de manipuler l’opinion publique en se servant du système judiciaire pour régler des comptes personnels.
Le document déposé par l’acteur de Deadpool qualifie la plainte de Justin Baldoni de "remplie de potins", soutenant qu’elle ne présente aucun fondement juridique solide. Les avocats de Ryan Reynolds demandent ainsi que l’affaire soit classée sans suite, arguant qu’il s’agit d’un procès-bâillon (SLAPP suit), destiné à faire taire des opinions plutôt qu’à résoudre une véritable diffamation.
Une procédure judiciaire longue et médiatisée
Le procès, prévu pour débuter le 9 mars 2026, continue d’attirer l’attention. En réponse à la requête de Ryan Reynolds, l’avocat principal de Baldoni, Bryan Freedman, a vivement réagi, affirmant que l’acteur cherche à fuir ses responsabilités… "M. Reynolds tente maintenant de minimiser des accusations légitimes en les réduisant à de simples ‘sentiments blessés’", a regretté l’avocat.
Il accuse notamment Ryan Reynolds d’avoir joué un rôle clé dans la campagne visant à salir son client, allant jusqu’à faire pression sur l’agence WME pour qu’elle abandonne Justin Baldoni. L’agence et son PDG Ari Emanuel ont cela dit démenti toute implication du couple d’acteurs dans la décision de rompre leurs liens professionnels avec l’ex-star de la série Jane The Virgin, affirmant que la décision a été prise sur la base d’autres critères. Affaire à suivre…