It ends with us (Canal+) : pourquoi Justin Baldoni accuse Blake Lively de vouloir “ruiner sa carrière” ?

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:40
Peterson Christopher/Splash News/ABACA
Depuis plusieurs mois, un affrontement judiciaire d’ampleur oppose Blake Lively et Justin Baldoni. Accusations de harcèlement sexuel, diffamation et luttes médiatiques enflamment ce dossier complexe, impliquant des figures majeures du monde du divertissement, qui ont collaboré sur le film "It ends with us".

Le litige entre Blake Lively et Justin Baldoni prend une ampleur considérable, mêlant accusations de harcèlement sexuel, campagnes de diffamation et conflits juridiques. Ce différend, qui implique également des figures comme Ryan Reynolds, The New York Times, Taylor Swift et Disney, pourrait aboutir à un procès dont l’ouverture est prévue pour le 29 mars 2026 à New York.

Un conflit initié par des accusations graves

Tout a commencé en décembre dernier, lorsque Blake Lively a déposé une plainte auprès du département des droits civiques de Californie contre Justin Baldoni, son entreprise Wayfarer Studios, et d’autres entités. L’actrice l’accuse de harcèlement sexuel et de représailles après qu’elle a dénoncé son comportement inapproprié sur le tournage du film It Ends With Us. Peu après, le réalisateur a contre-attaqué en affirmant que l’épouse de Ryan Reynolds menait une campagne de diffamation visant à nuire à sa réputation et à sa carrière.

Depuis, les accusations se sont multipliées. L’actrice de It ends with us a affirmé que Baldoni avait adopté des "tactiques de manipulation et d’intimidation" pour la faire taire, tandis que ce dernier soutient que l’actrice cherche à instrumentaliser cette affaire à son avantage médiatique. "Ce procès n’a rien à voir avec la vérité, mais tout à voir avec son désir de contrôler le récit et de ruiner ma carrière", a déclaré Justin Baldoni dans un communiqué.

Une bataille sur la confidentialité des preuves

Alors que la procédure avance, les avocats des deux parties s’opposent sur la gestion de la confidentialité des éléments de preuve. L’équipe de l’actrice de Gossip girl réclame une ordonnance de protection Attorney’s Eyes Only (AEO) pour restreindre l’accès aux documents sensibles aux seuls avocats. Ils estiment que cette mesure est nécessaire pour préserver la vie privée des témoins, dont deux femmes ayant déclaré s’être senties "mal à l’aise" face au comportement de Baldoni sur le tournage du film.

Les avocats de Baldoni, en revanche, accusent Blake Lively de vouloir contrôler l’information tout en alimentant la couverture médiatique de l’affaire. "Étant donné la médiatisation de ses accusations, nous sommes surpris d’apprendre qu’elle souhaite désormais empêcher le public d’accéder aux éléments de preuve", a déclaré Mitchell Schuster, l’un des avocats de Justin Baldoni. Selon lui, le cadre juridique existant suffit déjà à garantir la protection des informations sensibles.

Blake Lively et son équipe dénoncent de leur côté une manœuvre visant à minimiser l’importance des protections nécessaires pour les victimes de harcèlement. Son avocat, Michael Gottlieb, a fustigé la position de Baldoni et de ses associés en déclarant : "L’idée qu’une femme qui dénonce le harcèlement sexuel doive renoncer à tout droit à la confidentialité est inacceptable". 

La bataille s’est également intensifiée avec la plainte de Jed Wallace, un stratège en communication qui accuse l’actrice d’avoir nui à sa carrière en l’incluant dans cette affaire. Il réclame 7 millions de dollars de dommages et intérêts, une action qui, selon l’équipe de Blake Lively, fait partie d’un effort plus large pour discréditer l’actrice. En parallèle, la publiciste de la comédienne et de Ryan Reynolds, Leslie Sloane, a demandé à être retirée de la procédure judiciaire, ajoutant un nouvel élément à cette bataille juridique complexe.

Aucune tentative de règlement amiable

Malgré l’ampleur croissante du litige, les deux parties ont refusé toute tentative de médiation proposée par le tribunal, affirmant qu’un accord était hors de question à ce stade. Le juge Lewis J. Liman, qui supervise l’affaire, a fixé au 11 mars la date limite pour que les avocats soumettent une proposition conjointe ou distincte d’ordonnance de protection. Avec de nombreuses figures publiques impliquées et des enjeux considérables, cette affaire judiciaire s’annonce longue et hautement médiatisée. "Nous irons jusqu’au bout, parce que nous savons que la vérité est de notre côté", a conclu Blake Lively, déterminée à poursuivre la bataille en justice.

Par
Kahina Boudjidj