« Je ne retirerai pas un mot » : la réponse tranchée de Yann Moix à la famille de Charlotte Valandrey

Publié le 27 juillet 2022 à 5:07
Abaca
Dans les colonnes de Paris Match, Yann Moix a fait une nouvelle mise au point suite aux virulentes critiques de la famille de Charlotte Valandrey qui a remis en cause son hommage.

Un hommage qui est resté en travers de la gorge. Quelques jours après la mort de Charlotte Valandrey survenu le 13 juillet 2022, Yann Moix avait pris la plume dans Paris Match pour narrer la relation intense et singulière qu’il avait vécue avec l’actrice, greffée au cœur et qui se battait contre le VIH depuis sa jeunesse. Une histoire passionnelle qui aurait conduit la comédienne à le demander en mariage, chose qu’il aurait refusée. "Déjà effrayé par ce sacrement, indigné déjà par l’institutionnalisation du sentiment et la récupération de l’élan amoureux par les dogmes, si scolaires, assignés par l’administration céleste, je refusai, paniqué. Elle s’en amusa et me persécuté, moi qui l’aimais depuis presque toujours de son attention la plus vive", écrivait-il dans les colonnes de l’hebdomadaire.

Mais il est peu de dire que cet épanchement n’a pas été du goût de la famille de la défunte. Suite à ces écrits, les proches de Charlotte Valandrey ont vivement taclé le chroniqueur. Dans un message posté sur le compte Instagram de l’actrice, sa famille a rétabli sa vérité, précisant que "personne parmi les plus proches n’a connaissance de cette complicité" entre Charlotte Valandrey et Yann Moix. "Ce que nous connaissons, c’est un bref rapprochement sans histoire d’amour quand ils étaient jeunes mais surtout pas grand-chose depuis", ont-ils précisé. "Lorsqu’il travaillait le samedi soir à la télévision, le chroniqueur n’a jamais répondu aux appels de Charlotte qui avait besoin de lui. C’est ça le show-business, l’entraide fraternelle", a ajouté la famille de l’artiste.

Toujours dans les colonnes de Paris Match, Yann Moix a tenu à réaffirmer ses écrits. "Je ne retirerai – et retirerais – pas un mot, une ligne, un point-virgule, une virgule de cet hommage. Je compatis complètement et je comprends parfaitement que les parents d’une fille aussi remarquable puissent être dans un état de tristesse et d’abattement", a-t-il concédé dans un premier temps. Et celui qui a été récompensé du prix Goncourt en 1996 pour "Jubilations vers le ciel" de marteler dans la foulée: "Ce que j’ai à dire est très simple : il faudrait être naïf pour croire qu’un être se distribue de la même manière auprès de tous les interlocuteurs, des êtres humains qu’il croise sur son chemin au cours de son existence (…) La complicité que j’ai eue avec elle était d’autant plus profonde, inestimable et précieuse qu’elle a toujours été clandestine. On avait un rapport que personne ne peut comprendre et que personne ne peut nous enlever."

L.T

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