« C’est la sœur que j’aurais dû avoir ». Quelques jours après la mort de Charlotte Valandrey, Yann Moix a pris la plume dans Paris Match pour raconter sa belle histoire d’amour-amitié avec l’actrice. « Il y avait tant d’humains à faire partir à sa place, tant de tyrans et de bourreaux, de violeurs et d’assassins (…) oui, la lutte est terminée, le combat est fini. Elle ne m’invitera plus jamais, elle ne m’enverra plus jamais promener. Elle ne m’appellera plus jamais ; elle ne me raccrochera plus jamais au nez », écrit-il dans cette lettre ouverte publiée dans le dernier numéro du magazine.
Mais son texte, si émouvant soit-il, est resté en travers de la gorge de la famille de l’actrice qui a réagi sur Instagram. Dans ce post baptisé tout simplement « La Vérité », les proches de l’actrice de Demain nous appartient et Les Cordier, juge et flic regrettent les « témoignages relevant de l’affabulation, de la scénarisation et de la mise en avant personnelle ». « Charlotte aimait la vérité, la voici. Nous écrivons pour elle et son public », écrivent-ils avant de mettre en pièces le témoignage de Yann Moix qui « s’invente frère ». « Personne parmi les plus proches n’a connaissance de cette complicité (…) ce que nous connaissons, c’est un bref rapprochement sans histoire d’amour quand ils étaient jeunes mais surtout pas grand-chose depuis ».
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Démentant les affirmations de Yann Moix, les proches de Charlotte Valandrey n’hésitent pas à tacler le chroniqueur sur son manque de soutien lorsqu’elle en avait besoin. « Lorsqu’il travaillait le samedi soir à la télévision, le chroniqueur n’a jamais répondu aux appels de Charlotte qui avait besoin de lui. C’est ça le show business, l’entraide fraternelle », lancent-ils à propos de celui qu’ils appellent « l’imposteur ». Ils lui en veulent aussi beaucoup pour une petite phrase écrite en fin d’hommage. « Mon métier ? Mourante professionnelle. Ça fait 20 ans que je donne ma toute dernière interview. Et quand je ressuscite, les journalistes paraissent déçus », lui aurait dit Charlotte Valandrey. Ce que dément sa famille parlant de « mots qui lui sont étrangers ». « L’affabulation sans vergogne est aussi sans limite. Une femme est morte, arrêtons la fiction ».
Ses proches s’en prennent également à Nathalie et Cathy, ces deux femmes présentées dans Paris Match comme ses « deux amies intimes qui l’ont accompagnée jusqu’au bout ». « Nous les avons aperçues sur le trottoir devant l’hôpital après leur unique visite autorisée durant le dernier mois, souriantes et occupées à textoter les dernières informations. L’amitié consiste-t-elle à révéler l’intime ? », s’interrogent-ils en révélant les noms de ceux qui l’ont « réellement accompagnée jusqu’au bout ».
« La fin d’une existence est un moment essentiel, sacré, l’occasion de célébrer la mémoire de la défunte, de transmettre sa lumière, sa force immense, dans le respect de la vérité et de la peine de ceux qui l’aimaient. Nous t’aimons Charlotte et te devions cette vérité. Repose en paix maintenant », conclut sa famille.
Clara Kolodny