"A cause de Pierre Palmade, je ne retrouverai jamais ma vie d’avant !" C’est le constat implacable fait dans Paris Match et sur BFM TV par Yuksel Yakut, le conducteur de la voiture percutée par l’humoriste en février dernier. Si ce père de famille a pu retourner chez lui après de lourdes semaines d’hospitalisation, son corps porte encore les stigmates de ce drame qui a vu son fils de 6 ans être lourdement touché et sa belle-sœur perdre son bébé à naître.
Se qualifiant de "miraculé", il souligne dans Paris Match que malgré le travail difficile qu’il exerçait avant – le désamiantage -, il avait "une vie parfaite" et gagnait bien sa vie. "Plus jamais je ne pourrai faire ce travail, je n’ai plus la force. C’est fini", poursuit-il en affirmant que son dossier médical pourrait faire peur tant il est important. Celui qui avoue "avoir pleuré à l’hôpital tant la douleur était insupportable" avale chaque jour une douzaine de médicaments pour tenir le choc. Il prend également de la morphine et s’apprête à subir sa septième opération. "On va me rajouter une veine dans le bras gauche qui ne fonctionne plus", précise-t-il en révélant avoir quarante-huit vis dans le corps.
Le traumatisme du petit garçon de six ans
Il n’est pas le seul à être traumatisé par cet accident. Sa belle-sœur, Mila, qui devait accoucher d’une petite-fille en mai, "ne va pas bien du tout" depuis le décès du bébé. "Elle l’attendait tellement ce bébé ! Tomber enceinte a été un vrai parcours du combattant (…) Je ne sais pas si elle retrouvera le sourire un jour", s’émeut-il en révélant que la grossesse est survenue grâce à une FIV (Fécondation In Vitro). Quant à son fils Devrim âgé de six ans, il "n’est plus le même", assure Yuksel Yakut. "Il a peur tout le temps. Il est retourné à l’école depuis quelques semaines, mais il ne participe plus en classe, ne parle plus avec ses camarades. Ni avec moi d’ailleurs. J’ai beaucoup de peine".
Si le papa âgé de trente-huit ans ans a décidé de prendre la parole aujourd’hui, c’est qu’il n’a pas supporté les dernières images de Pierre Palmade en discothèque ou se promenant dans les rues bordelaises. "Provoquer un accident peut arriver à tout le monde, c’est la vie, c’est humain. Mais regardez son comportement ! Il ne se soigne pas, il se balade dans la rue et s’amuse en discothèque. Il se fiche complètement de nous", clame-t-il en précisant qu’il ne pourra jamais lui pardonner.
"Il est peut-être un grand comédien français célèbre, mais pour moi, ce monsieur n’est qu’une toute petite poussière (…) Pendant que je souffrais à l’hôpital, Pierre Palmade était libre, dans la rue. Que faut-il que je fasse pour que justice soit rendue ? Faut-il que je descende dans la rue et me révolte comme ces jeunes qui ont manifesté après la mort de Nahel ? J’aurais pu faire bien pire qu’eux", conclut-il.
À lire également
« Quoi qu’il ait fait, je le soutiens » : à quoi ressemble la vie de Pierre Palmade à Bordeaux ?
Clara Kolodny