Isabelle Adjani : accusée de fraude fiscale et blanchiment, elle sort du silence

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:23
Thomas Bohlen / Starface
Alors que le Parquet National Financier a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis ainsi qu'une amende de 250 000 euros contre Isabelle Adjani, la comédienne a pris la parole et s'est exprimée sur les accusations de fraude fiscale et blanchiment.

Isabelle Adjani doit faire face à la justice. Le jeudi 19 octobre, le procès de la comédienne pour fraude fiscale et blanchiment a débuté. Comme l’expliquait l’AFP, Isabelle Adjani est accusée d’avoir fraudé l’administration fiscale en 2016, 2017 et 2023. Et ce de deux manières différentes : le Parquet national financier l’accuse ainsi tout d’abord d’avoir caché "une donation de deux millions d’euros émanant de Mamadou Diagna NDiaye, sous couvert d’un prêt, lui ayant permis d’éluder 1,2 million d’euros de droits de mutation". Elle se serait également "fictivement domiciliée" au Portugal pour éviter de payer une partie de son impôt sur le revenu. Une technique qui lui aurait permis d’éviter de verser plus de 236 000 euros à l’administration fiscale, selon les chiffres cités par l’AFP.

Concernant les accusations de blanchiment, Isabelle Adjani est accusée par les enquêteurs d’avoir "fait transiter en 2014 par un compte bancaire américain non déclaré à l’administration fiscale la somme de 119 000 euros provenant d’une société offshore au bénéficiaire effectif inconnu et destinée à un investissement au Portugal". Face au Tribunal correctionnel de Paris, le Parquet National Financier a donc requis une peine de 18 mois de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 250 000 euros contre Isabelle Adjani. Selon nos confrères du Parisien, les avocats de la comédienne devrait plaider la relaxe. Alors qu’elle n’était pas présente au tribunal pour des raisons de santé, Isabelle Adjani a pris la parole pour évoquer l’affaire.

Dans une interview accordée au Parisien, l’actrice a déploré sa situation et a confié se retrouver face à de vieux démons. "Comment est-ce que la sérénité de l’innocence pourrait faire bon ménage avec des commentaires intrusifs à répétition ? Les mauvais souvenirs de harcèlement vécus à l’époque de la rumeur accusatrice de 1987 refont surface. Il existe un temps pour la parole, un temps pour le silence. Je ne parlerai que le moment venu", a-t-elle lâché.

Par
Aurélien Gaucher