INA : le président Laurent Vallet suspendu après son interpellation pour achat de cocaïne

Publié le 12 août 2025 à 18:06
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Après s'être fait livrer des stupéfiants par un mineur, le président du célèbre établissement public a été interpellé et reconnu avoir commandé de la drogue.

Ce mardi 12 août, la presse a relayé une information inattendue : Laurent Vallet, président de Institut national de l’audiovisuel (INA) depuis 2015, a été interpellé le 29 juillet dans le douzième arrondissement de Paris après avoir commandé et reçu une livraison de stupéfiants.

Achat de stupéfiants : le président de l’INA suspendu par Rachida Dati

D’après les informations de  Valeurs actuelles, le dirigeant de l’établissement public fondé en 1975 et spécialisé dans les archives aurait fait livrer de la cocaïne à son domicile pour la somme de 600 euros. Mais son livreur, un mineur de 17 ans, a été arrêté après avoir livré la drogue, par les policiers de la BAC au pied de l’immeuble de Laurent Vallet. Ce dernier a ensuite été interpellé et aurait immédiatement avoué les faits. Rapidement, dès ce mardi après-midi, la ministre de la Culture Rachida Dati – qui a récemment fait un passage très remarqué sur LCI – a réagi, comme elle l’a elle-même annoncé dans un tweet publié sur le réseau social X : "Ayant pris connaissance par la presse de la mise en cause de Laurent Vallet, Président de l’INA, dans une affaire d’achat de stupéfiants, j’ai décidé pour la sérénité de l’institution de le suspendre immédiatement de ses fonctions en attendant de plus amples informations".

Laurent Vallet et l’INA s’expriment dans un communiqué

Dans un communiqué de l’INA, Laurent Vallet confirme les accusations qui lui sont portées et déclare : "Je prends acte de cette décision pleinement respectueuse de l’institution, en vue de l’audience à laquelle je suis convoqué début septembre au tribunal judiciaire de Paris pour une injonction thérapeutique. J’ai conscience du caractère à tous égards néfaste et condamnable de la consommation de stupéfiants. J’ai mis en place le dispositif indispensable visant à y mettre un terme définitif et me soumettrai à toute obligation que la justice estimera nécessaire". Il avait obtenu un troisième mandat de cinq ans en mai dernier pour conserver la tête de l’INA, sur proposition de Rachida Dati.

Par
Hugo Mallais