“Je reste en régie” : Rachida Dati sidère le présentateur de LCI après avoir fait irruption sur son plateau

Publié le 23 juillet 2025 à 9:19
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La ministre de la Culture a débarqué en direct sur le plateau de Thomas Misrachi sur LCI ce mardi 22 juillet pour répondre personnellement au commentaire d'un intervenant.

Rachida Dati et Carlos Ghosn ont été renvoyés en procès pour corruption et trafic d’influence ce mardi 22 juillet. Le soir-même, la ministre de la Culture était sur le plateau de LCI dès 21h pour clamer son innocence face à l’animateur Thomas Misrachi. 

Affaire Renault-Nissan : Rachida Dati se dit "otage" d’une mésentente entre Renault et Carlos Ghosn

"Quand une pièce disparaît d’un dossier… D’ailleurs, le garde des Sceaux a ordonné une inspection. Il manque une pièce. Les personnes qui ont attesté de mon travail, tous les cadres dirigeants, ils ont demandé à être entendus : refus de la justice ! Et je rappelle que le Parlement européen n’est pas constitué partie civile dans ce dossier, comme Renault-Nissan. Il n’y a pas de victimes. Donc je serais renvoyée sans victimes ? Non mais il y a quelques chose qui va pas bien !", a-t-elle conclu à la fin de l’entretien. Alors que le présentateur venait de la remercier et la saluer pour rejoindre l’autre bout du plateau afin de débriefer avec ses chroniqueurs et intervenants, Rachida Dati a fait savoir qu’elle aurait aimer participer au débat qui la concerne. "Je viens avec vous ?", a-t-elle lancé, habituée du second degré. "Si vous voulez, vous pouvez vous joindre à nous, avec grand plaisir, évidemment. Bonne soirée, merci Rachida Dati", a répondu le présentateur, qui ne s’imaginait pas un seul instant que la ministre – qui n’a pas ménagé Patrick Cohen sur France 5 il y a quelques semaines – allait bel et bien le rejoindre quelques instants plus tard…

Rachida Dati débarque pour régler ses comptes en direct sur LCI 

En effet, le directeur de la rédaction du Figaro Magazine Guillaume Roquette, qui était autour de la table, a réagi en apportant une précision clé : "Renault, à ma connaissance, est partie civile dans ce dossier, contrairement, me semble-t-il, à ce qu’elle vous a indiqué à la fin de l’interview. Mais elle parlait de Renault-Nissan. Mais en tout cas, Renault est partie civile". Quelques minutes plus tard, Rachida Dati est revenue pour interrompre le débat et répondre au journaliste : "Je pourrais venir deux secondes ? Je vous ai entendu, Guillaume Roquette. Vous dites que Renault est partie civile. Avec qui j’ai signé mon contrat d’avocat ? Renault-Nissan ! C’est l’alliance Renault-Nissan qui a toutes les implantations d’usine à l’étranger. Renault ne gère pas les sites à l’étranger. Et vous avez raison, Renault s’est constitué partie civile, c’est monsieur Sénard, parce qu’il est en règlement de comptes avec Monsieur Ghosn dont je suis l’otage. Mais il n’a jamais été entendu par la justice. Et pour la recevabilité d’une partie civile, il faut être entendu et que vous démontriez votre préjudice. Renault-Nissan dit ‘on n’a pas de préjudice’ mais Renault a un préjudice ? Alors qu’il vienne à l’audience ! Il va être reçu, voilà ! (…) Renault n’est pas concerné !". "Voilà, c’est tout ? Il n’y avait rien d’autre ?", a–t-elle demandé à l’animateur, une fois après avoir mis les choses au clair. "Ah bah écoutez… Si vous, vous estimez que c’est tout… Parce que c’est vous qui avez pris le contrôle de ce plateau", a rétorqué Thomas Misrachi, totalement pris au dépourvu. "Je reste en régie !", a lancé la ministre de la Culture en quittant le plateau, provoquant un rire nerveux chez le présentateur. "Avec Rachida Dati, on n’est jamais déçu, ça, c’est sûr ! Elle veut montrer qu’elle a raison et qu’elle est victime dans ce dossier", a-t-il réagi, abasourdi.

Par
Hugo Mallais