Lors de son procès pour agressions sexuelles, Gérard Depardieu a continué de rejeter toutes les accusations portées contre lui, notamment celles de la plaignante désignée comme E. Dans sa ligne de défense, l’acteur oppose une image de lui-même qu’il juge incompatible avec les faits qui lui sont reprochés. "Je ne suis pas comme ça, je ne peux pas être comme ça. Je ne me vois pas là-dedans. Je respecte les gens", a-t-il même affirmé comme ont rapporté nos confrères de Télérama. À propos de la jeune femme, il évoque une professionnelle irréprochable, "une jeune femme charmante qui fait son métier", le tout en assurant qu’il ne l’a jamais touchée et qu’il n’en aurait d’ailleurs même pas eu l’opportunité.
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Gérard Depardieu tente une défense
Il a néanmoins reconnu avoir été pris par la colère le jour où il a appris qu’elle se serait plainte de son comportement. "J’ai dit : ‘Je ne veux plus qu’une jeune fille vienne me chercher, je veux que ce soit un garçon’, parce qu’il y a toujours des problèmes. Étant donné les grossièretés de l’ancien monde… J’évite que le nouveau monde écoute, et que je devienne détestable", a-t-il expliqué à la barre. Ces allusions à un "ancien monde" qu’il oppose au "nouveau" montrent le décalage que l’acteur ressent visiblement face à l’évolution des normes et des comportements.
"On va dire que je fais partie du vieux monde. Certainement. Je ne pense pas que le nouveau monde m’intéresse. (…) Je me sens un peu en décalage, mais je ne me sens pas d’un vieux monde. Je comprends ce monde-là, qui vient", a expliqué Gérard Depardieu comme le rapporte Télérama. Des déclaration qui ont poussé le président du tribunal de parler de "Deux hommes en un", au sujet de l’acteur. Puis ce dernier de tenter de se défendre : "Je suis un humain, maladroit, avoir des tas de défaut et des qualités d’écoute humaines. Les gens m’intéressent, la campagne m’intéresse, la vie m’intéresse. Je fuis les conflits. J’adore les femmes, et surtout la féminité. Je me sens moi-même très féminin".
Le parquet requiert…
Il a ensuite ainsi insisté : "J’aime les femmes parce que c’est toujours surprenant, une femme. Je suis très à l’écoute de l’avis d’une femme. Ce que je n’aime pas, c’est la violence. (…) Les femmes donnent la vie. Un homme devient père, une femme naît mère". Des paroles accueillies avec scepticisme par une partie de la salle, à commencer par l’avocate Mᵉ Vincent, qui a critiqué "une vision particulièrement patriarcale".
Ce jeudi 27 mars, le parquet a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis à l’encontre de Gérard Depardieu, pour rappel jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits d’agressions sexuelles. En plus de cette peine, le procureur a sollicité une amende de 20 000 euros, le versement de dommages et intérêts aux parties civiles, une obligation de suivi psychologique, une interdiction d’éligibilité pendant deux ans, ainsi que l’inscription de l’acteur au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles.