C’est un jour de grande tristesse pour le rugby : les joueurs du Castres Olympique, actuellement cinquième club du Top 14, ont perdu l’un des leurs dans la matinée ce jeudi 8 mai. Un terrible accident de voiture a coûté la vie à Josaia Raisuqe. L’ailier fidjien, âgé de 30 ans, se rendait à son entraînement avant le match de son équipe contre Clermont. Prévu ce samedi, il vient d’être reporté. "Un hommage sera rendu à Josaia Raisuque sur tous les terrains de Top 14 et de ProD2 ce week-end", a annoncé la Ligue Nationale de Rugby (LNR).
Le joueur victime d’une terrible collision en voiture avec un train
Arrivé au centre d’entraînement du Lévezou, à Saïx, le rugbyman médaillé d’argent aux JO de Paris 2024 a réalisé qu’il avait oublié des affaires chez lui, et avait repris sa voiture. Quelques minutes plus tard, il a franchi les barrières d’un passage à niveau, avant d’être percuté par un TER qui circulait à environ 100 kilomètres par heure et d’être traîné sur 200 mètres, d’après les déclarations de la procureure de Castres rapportés par La Dépêche. L’athlète est décédé sur le coup. Alors que l’autopsie est en cours, une enquête a aussitôt été ouverte. Elle sera menée par les brigades de recherches de Castres et de Vielmur-sur-Agout. Pour comprendre les causes et les circonstances de l’accident, "des investigations techniques et scientifiques" ont été réalisées, et la boîte noire du train a été saisie, a précisé la procureure Elodie Buguel.
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"Le Castres Olympique est en deuil. C’était un coéquipier merveilleux, très apprécié de tous, et des supporters castrais qui l’avaient adopté", déclare avec émotion dans un communiqué le club que Josaia Raisuqe avait rejoint il y a quatre ans. L’équipe comprend trois autres joueurs Fidjiens. "C’était un garçon rayonnant sur et en dehors du terrain qui était un pilier de la communauté fidjienne que nous avons au club et à laquelle nous sommes très attachés", a réagi le patron du Castres Olympique, Pierre-Yves Revol. Son ancien entraîneur, Xavier Péméja, a déclaré : "Ça va être très dur à vivre, ça l’est pour nous alors qu’on est loin, je n’ose imaginer comme cela doit être terrible pour eux. (…) Je ne l’ai jamais vu faire la gueule. C’était un gars qui était hyper attachant, toujours bon dans le vestiaire. Il disait bonjour à tout le monde", se souvient-il. Il retient avant tout "ce plaisir qu’il avait et qu’il transmettait. À l’entraînement, sous la pluie, le terrain plein de boue, le premier qui se jetait par terre, c’était lui". Mêle lorsqu’il ne jouait pas, "il était toujours là et il transmettait beaucoup. Tout entraîneur rêve d’avoir un gars comme lui, je peux vous le dire", conclut le coach.