Mort de Niels Arestrup : Pourquoi Clovis Cornillac « détestait » le comédien ?

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:47
Laurent Zabulon/ABACAPRESS.COM Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
Le torchon brulait depuis de nombreuses années entre l’acteur récemment disparu et Clovis Cornillac et sa mère !

Le comédien Niels Arestrup s’est éteint à l’âge de 75 ans, ce dimanche 1er décembre. Sa femme avait annoncé la disparition de son conjoint dans une déclaration à l’AFP : "J’ai la douleur extrême de faire part du décès de mon époux, l’immense acteur Niels Arestrup, au terme d’un combat courageux contre la maladie. Il s’est éteint entouré de l’amour des siens". Niels Arestrup laisse derrière lui plus de soixante films, dont : "De battre mon cœur s’est arrêté” (2006),  “Un prophète” (2010) et “Quai d’Orsay” (2014) – pour lesquels il a été récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle.

Clovis Cornillac : "Je déteste cet homme"

 Si plusieurs personnalités ont rendu hommage au comédien, certains ne gardent pas un bon souvenir de ce celui-ci, dont Clovis Cornillac. L’acteur récemment vu dans le carton estival « Un p’tit truc en plus » avait déclaré en 2017 à l’antenne d’Europe 1 : « Je déteste cet homme. C’est un des rares. Il sait pourquoi et il n’y a pas de souci là-dessus. Il y a des gens qui se comportent mal et en général, ceux qui se comportent mal, je ne les aime pas. On évite de se croiser et je pense que c’est mieux » avait-il affirmé.

Myriam Boyer sans filtre sur Niels Arestrup : "J’ai découvert, avec lui, ce qu’était la perversité"

En cause ? La collaboration houleuse entre Myriam Boyer, la mère de Clovis Cornillac et Niels Arestrup, lorsqu’elle lui donnait la réplique dans la pièce de théâtre « Qui a peur de Virginia Woolf ? ». Après plusieurs représentations, Myriam affirme avoir été poussée vers la sortie, par son partenaire de jeu. C’est en 2021, que l’actrice s’était confiée sur ce différend dans les colonnes de Télé 7 Jours, à l’occasion de la sortie de son livre « Théâtre de ma vie ». "J’ai découvert, avec lui, ce qu’était la perversité » avait lâché la comédienne en ajoutant « Il est impossible de s’en défendre. La peur d’être écartée vous met dans une solitude terrible. Après des accès de violence, il a fait en sorte que je sois renvoyée à la cinquante-quatrième représentation".

Myriam Boyer : "C’est d’une injustice à hurler"

Et d’ajouter : "C’était un véritable cauchemar. Je me suis battue aux prud’hommes pour le licenciement, mais lui s’en est sorti sans problème" regrette la comédienne "On m’a longtemps regardée comme une procédurière, une actrice compliquée. C’est d’une injustice à hurler… Aujourd’hui, il ne pourrait pas avoir un tel comportement, c’est la seule chose qui me rassure" a-t-elle conclu.

Par
Sarah Ibri