Mort de Catherine Laborde : Françoise, sa soeur, en colère après la publication du livre de Thomas Stern qui la “choque profondément”

Publié le 26 janvier 2026 à 13:00
Capture d'écran TF1
Un an après la disparition de Catherine Laborde, la publication du livre de son mari ravive les tensions. Sa sœur Françoise et ses filles sortent du silence et dénoncent publiquement ce qu’elles considèrent comme une exploitation indécente de la maladie et des derniers instants de l’ancienne présentatrice météo.

La disparition de Catherine Laborde a laissé un vide immense, bien au-delà du simple cadre du petit écran. En janvier 2025, l’ancienne présentatrice météo de TF1 s’est éteinte à 73 ans, après plusieurs années de lutte contre une maladie neurodégénérative rare, la démence à corps de Lewy, diagnostiquée en 2018. Une pathologie complexe, insidieuse, qui a progressivement altéré ses capacités cognitives, son langage et son rapport au réel. Durant cette longue épreuve, son mari, Thomas Stern, est resté en première ligne. À plusieurs reprises, notamment au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL, il avait mis des mots sur ce quotidien éprouvant, marqué par l’impossibilité croissante de communiquer.

Thomas Stern témoigne sur le rôle d’aidant 

"Ça devenait difficile avec les troubles du langage parce que, si elle comprenait ce que je disais, moi je comprenais de moins en moins ce qu’elle voulait me dire (…) on ne pouvait plus communiquer comme on l’a toujours fait", confiait-il. Il évoquait aussi les hallucinations nocturnes liées à la maladie : "Si elle est attaquée par un chien dans un rêve, elle se lève et elle court. C’est dangereux parce qu’elle dort, donc elle peut se blesser". Malgré tout, il tenait à souligner que Catherine Laborde "est restée la douce Catherine jusqu’au bout". Être aidant a toutefois eu un coût considérable pour Thomas Stern… Il a reconnu avoir payé physiquement et mentalement cet engagement total.

"J’ai failli me tuer deux fois. Quand le corps ne peut plus, il le fait savoir", avait-il raconté, évoquant des chutes sur la voie publique. Lors des obsèques de son épouse, il lui avait adressé un dernier message d’une intensité rare : "Tu avais une âme, la chose mérite d’être notée car elle commence à se faire rare. Rien ne te l’a fait perdre, pas même la maladie", avant d’ajouter : "J’étais seul avec toi quand tu as cessé de respirer". Le 22 janvier, Thomas Stern publiait un livre, Y a-t-il une vie après la mort ?, dans lequel il revient sur la maladie de Catherine Laborde, son rôle d’aidant et l’après. Un ouvrage qui a toutefois suscité une vive réaction au sein de la famille de la défunte.

La famille Laborde consternée 

Un an après la disparition de Catherine Laborde, sa sœur Françoise a pris la parole sur Instagram, ce samedi 24 janvier, pour lui rendre hommage et rappeler un souvenir intime de ses derniers instants. "Ma Catherine. Il y a un an tout juste nous étions avec Geneviève à ton chevet dans ta maison de l’île d’Yeu. Tes filles Gabrièle et Pia et ton aide Alexandra étaient là aussi, bien sûr comme toujours", a-t-elle écrit. Elle raconte ensuite un moment suspendu, à l’image de sa sœur : "Nous avons ouvert une bouteille de champagne, nous en avons bu quelques gorgées en riant avec toi. C’était un moment très doux, délicat, élégant et pudique à ton image". Mais cet hommage s’accompagne d’une colère profonde.

Françoise Laborde s’est ouverte au sujet du livre de Thomas Stern, un ouvrage qu’elle juge inacceptable, tout comme les filles de Catherine Laborde. "Aujourd’hui, nous voulons juste célébrer ta mémoire. Mais à cette immense tristesse s’ajoute la consternation, le chagrin, le dégoût, de voir ta maladie et ton départ exploitées dans un livre que ton compagnon a cru bon de publier et qui nous choque profondément", écrit-elle encore. La sœur de l’ancienne présentatrice remet également en cause la véracité du récit : "Il ne correspond en rien à la réalité de tes derniers moments. Et cette façon de faire sa promotion sur ton deuil est proprement répugnante". Puis de conclure avec amertume : "Nous pensions qu’après ton départ, il aurait la pudeur de se taire mais il ne peut s’en empêcher". Un conflit douloureux qui s’ajoute au deuil…

Par
Kahina Boudjidj