Mort à 78 ans d’Homayoun Ershadi, comédien qui a joué dans la palme d’or d’Abbas Kiarostami

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:24
Capture écran - Dailymotion
La comédien Homayoun Ershadi qui a incarné le personnage de M. Badii dans Le Goût de la cerise est décédé à 78 ans des suites d’un cancer.

Triste nouvelle pour les amateurs de cinéma iranien : le comédien Homayoun Ershadi est décédé à l’âge de 78 ans. C’est l’agence de presse officielle IRNA qui a annoncé sa disparition, précisant qu’il s’était éteint des suites d’un cancer.

Homayoun Ershadi, comédien de la Palme d’or de 1997

Né le 26 mars 1947 à Ispahan, Homayoun Ershadi s’est d’abord orienté vers l’architecture, qu’il a étudiée en Italie avant d’exercer dans ce domaine. Ce n’est que bien plus tard, en 1997, qu’il est repéré par Abbas Kiarostami, qui lui confie le rôle principal de M. Badii dans le chef-d’œuvre Le Goût de la cerise.

Ce film, Palme d’Or au Festival de Cannes 1997 (ex aequo avec L’Anguille de Shohei Imamura), a également été sacré Meilleur film étranger par la Boston Society of Film Critics en 1998. Le Goût de la cerise racontait la dérive d’un homme arpentant les collines de Téhéran, à la recherche de quelqu’un qui accepterait de l’enterrer après son suicide, en échange d’une somme d’argent.
Dans ce rôle bouleversant, Ershadi partageait l’affiche avec Abdolrahman Bagheri et Afshin Khorshid Bakhtiari. 

Une carrière remplie pour l’acteur iranien 

Après ce succès international, l’acteur enchaîne avec Le Poirier de Dariush Mehrjui (1998), avant de se tourner vers des productions internationales. On le retrouve notamment dans Les Cerfs-volants de Kaboul (2007), où il incarne Baba Chadiri, puis dans Agora (2011) d’Alejandro Amenábar, dans le rôle d’Aspasius, et Zero Dark Thirty (2012) de Kathryn Bigelow, où il joue Hassan Ghoul. Sa dernière apparition au cinéma remonte à 2016 dans Ali and Nino d’Asif Kapadia. La même année, celui qui résidait à Karadj, en Iran, a également siégé comme membre du jury au Festival international du film d’Erevan. La porte-parole du gouvernent iranien a tenu à réagir à sa mort en le décrivant comme "un acteur noble et réfléchi du cinéma iranien" tout en expliquant que sa mort est "triste". 

Par
Lucas Aimé