Bernard Lavilliers sous le choc après la mort de Jimmy Cliff : « On avait presque le même âge… »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:22
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS / SCOOP
Jimmy Cliff, la star du reggae, est morte brutalement à l’âge de 81 ans. Une disparition qui bouleverse Bernard Lavilliers qui avait partagé un duo avec lui – Melody Tempo Harmony – en 1994.

Le monde de la musique est en deuil depuis l’annonce, il y a quelques heures, de la mort de Jimmy Cliff à l’âge de 81 ans. "C’est avec une profonde tristesse que je partage que mon mari, Jimmy Cliff, nous a quittés à la suite d’une crise convulsive suivie d’une pneumonie", a ainsi annoncé sa veuve, Latifa Chambers, dans un message posté ce lundi sur Instagram.

L’hommage de Bernard Lavilliers à Jimmy Cliff, son partenaire de Melody Tempo Harmony 

La mort de la star jamaïcaine a profondément attristé ses fans, et pas seulement. Le chanteur Bernard Lavilliers, qui a cartonné en 1994 en duo avec Jimmy Cliff sur Melody Tempo Harmony, a aussi pris la parole pour évoquer son choc face à cette disparition brutale. "On avait presque le même âge. On était très proches depuis l’époque où l’on avait fait Melody Tempo Harmony ensemble. Je l’ai souvent croisé, il habitait Paris à un moment donné, du côté de Bercy. Ça me fait un drôle d’effet parce que c’était quelqu’un d’extrêmement positif. Et l’un des artistes incontournables du reggae qui avait même démarré avant Bob Marley", confie, au Parisien/Aujourd’hui en France, le chanteur âgé de 79 ans. S’ils sont devenus amis grâce à ce duo, les deux hommes se côtoyaient peu ces dernières années. "On a rechanté ensemble mais, lui voulait que je lui écrive des chansons. Il fallait que je le voie pour ça. Ce que je n’ai jamais eu le temps de faire ou l’inspiration. Je l’ai recroisé. La dernière fois, c’était il y a cinq ou six ans. Il m’avait donné son téléphone", ajoute Bernard Lavilliers à propos de cette "amitié longue distance".

L’avis de Bernard Lavilliers sur Reggae Night

Revenant sur le tube qu’ils ont interprété ensemble, Bernard Lavilliers avoue que faire un duo ensemble a été particulièrement simple. "Comme on faisait alors partie de la même maison de disques en France, on n’avait pas besoin de douze avocats. Sinon, l’idée d’enregistrer avec une star jamaïquaine et cet élan fraternel entre nous se seraient brisés contre les méandres des juristes internationaux !", détaille-t-il à propos de cette chanson enregistrée en Jamaïque. S’il a adoré sa collaboration avec Jimmy Cliff, il ne cache pas qu’il n’est pas un grand fan du tube du regretté chanteur : Reggae Night. "Ce n’est pas ce que je préfère (…) Reggae Night a un côté Club Med quand même. Je lui avais dit. Il m’avait répondu : « il faut bien que je gagne ma vie »".

Par
Clara Kolodny