Le prix abordable des places de concert est l’un des plus grands combats de Nicola Sirkis et de son groupe Indochine depuis de nombreuses années. Avec l’inflation, la hausse du prix de l’essence et de l’électricité entre autres, produire une tournée de concerts coûte beaucoup plus d’argent et les tarifs des places ont tendance à être de plus en plus onéreux, voire totalement démesurés, notamment pour les tarifs VIP. Une situation inacceptable pour Nicola Sirkis, qui s’est exprimé dans le JDD à ce sujet ce dimanche 23 avril 2023. Le chanteur met en avant le choix "éthique, sociale, morale et même philosophique" d’Indochine d’avoir toujours priorisé le porte-monnaie de leurs fans (pas plus de 48€ pour les places de leur tournée 13 Tour, et 85 euros maximum pour leur spectaculaire Central Tour, dont le spectacle durait trois heures, ndlr).
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"La musique est pour nous un art du partage et de la communion. Nous avons toujours été vigilants sur le prix de nos places. Les seuls concerts où nous ne pouvons imposer nos tarifs sont ceux des festivals, mais nous vérifions à chaque fois qu’il n’y a pas d’abus. Quand je vois les prix des billets de certains de mes ‘collègues’, je suis effectivement atterré. Maintenant, nous vivons dans un système d’économie libérale, les producteurs et certains artistes veulent du profit. Pas moi, pas à n’importe quel prix. Il faut quand même rester digne", a ajouté le musicien.
"On décide de ne pas s’enrichir sur le dos de notre public qui nous permet de vivre de notre passion. (…) Comme tout le monde, on a dû faire face à une augmentation réelle des coûts – énergie, transport, etc. (…) Nous ne faisons pas ou peu de bénéfices et cela se répercute sur nos cachets. Il m’arrive d’ailleurs de ne pas en prendre. Aucun argument n’est pertinent sauf celui de vouloir gagner de l’argent. Les producteurs en France ont toujours tendance à pleurer sur leur sort alors qu’ils ont été largement aidés financièrement par l’État pendant le Covid" a expliqué celui qui observe une démocratisation de ce phénomène de hausse des prix.
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"Ça devient la norme et il n’y a plus aucune retenue ni justification. L’augmentation des coûts de production et de location est réelle, mais pas au point de mettre des billets à 200 euros ! (…) Payer 800 euros pour entrer sans faire la queue, avoir droit au merchandising avant tout le monde et partir avec un bracelet, ça frise l’escroquerie. Ça me dégoûte d’autant plus de la part de certains artistes que je ne soupçonnais pas de ne pas être sincères", conclut Nicola Sirkis, qui a riposté en créant dans ses concerts une fosse Or dont le prix est le même que celui de la fosse classique !
Hugo Mallais