Kev Adams répond aux accusations d’arnaque à 1,5 million d’euros : « Je me suis assuré du sérieux du projet »

Publié le 25 avril 2023 à 5:07
Sebastien Fremont / Starface
770 investisseurs en NFT ont perdu la quasi-totalité de leur investissement dans le financement du film "Plush" avec Kev Adams qui ne verra jamais le jour.

Comme l’a révélé Mediapart ce dimanche 23 avril, le film d’animation participatif Plush est à l’origine d’un véritable scandale. Promu par Kev Adams pour inciter le grand public à investir dans les NFT de la peluche star du film, ce film avait pour but d’être financé par des particuliers qui auraient eu leur nom dans leur générique et un vrai statut de producteur. À l’origine de ce projet plus que bancal, un investisseur en crypto-monnaies Fabien Tref, résidant à Dubaï. Tout portait à croire que le studio portant le projet était Illumination (Moi moche et méchant, Super Mario Bros, Les Minions) mais il s’agissait d’une feinte. Le studio en question était Illuminart, immatriculée à Dubaï alors que le projet se voulait 100% français. Dans un live sur les réseaux sociaux, aux côtés de Kev Adams, Fabien Terf vantait les mérites du projet de film d’animation et promettait aux investisseurs, souvent jeunes, de les rendre ultra-riches grâce au succès mondial de Plush : "Le box-office moyen pour un film d’animation est de 700 millions d’euros !". 

Depuis, les investisseurs n’ont aucune nouvelle de l’avancée du film qui devait sortir en fin d’année 2023. Fabien Terf affirme avoir perdu la somme d’argent initiale à cause de la baisse de la valeur des NFT. Ils ont perdu la quasi-totalité de leur investissement. Au total, les 770 personnes concernées avaient investi 1,5 million d’euros. L’enquête Mediapart faisant grand bruit, Kev Adams a réagi sur Twitter ce lundi 24 avril pour faire une mise au point : "Je n’ai pas l’habitude de répondre aux polémiques. Mais là, vue l’ampleur, il me paraît important de mettre les choses au clair. J’ai été contacté en 2021 au sujet d’un projet de long-métrage d’animation participatif. L’idée était simple : je devais prêter ma voix à un dessin animé potentiel et en faire la promotion. Autrement dit : exercer mon métier. C’EST TOUT".

"Le concept était nouveau, moderne, cool, et l’idée de partager un film avec les gens me plaisait. Je me suis assuré du sérieux du projet, j’ai même longuement parlé avec les studios (qui étaient censés produire et fabriquer le film). J’étais en confiance, entouré de professionnels. J’ai compris par la suite que leur projet était trop ambitieux et inadapté au marché des NFT et du cinéma. Je me suis moi-même engagé pour rien. Je précise que de mon côté il n’y a eu aucune rémunération. Le principe pour moi était d’être rémunéré uniquement si le film se faisait. Je regrette que des personnes se sentent aujourd’hui lésées ou trahies. Contrairement à ce que certains articles font croire, je ne suis pas le ‘cerveau’ d’une opération ou d’une arnaque quelconque. J’ai juste accepté de prêter ma voix à un film d’animation. Et je me retrouve aujourd’hui au cœur d’une polémique qui remet en cause mon intégrité et mon honnêteté vis-à-vis de mon public", a conclu l’humoriste, qui n’avait pas tenu au courant ses abonnés de l’abandon du projet.

Hugo Mallais

Par