Timothée Chalamet se cache-t-il sous la peau du rappeur EsDeeKid ? On a enfin la réponse

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:31
Angelillo John/UPI/ABACA
Pendant des semaines, les réseaux sociaux ont cru avoir percé un incroyable secret : Timothée Chalamet mènerait une double vie sous les traits du rappeur britannique EsDeeKid. Une rumeur née d’une ressemblance jugée troublante, que l’acteur a finalement fait taire avec une apparition savamment orchestrée dans un clip, transformant ce buzz viral en coup de communication malin autour de son prochain film Marty Supreme.

Pendant plusieurs semaines, une hypothèse aussi improbable que virale a agité les réseaux sociaux ! Timothée Chalamet serait en réalité le mystérieux rappeur britannique EsDeeKid. Une théorie nourrie par une ressemblance jugée troublante, des gestes similaires et une aura commune, au point d’enflammer TikTok, X et Instagram, jusqu’à ce que l’acteur décide de couper court. 

Une apparition très calculée

Le 19 décembre dernier, le comédien est apparu dans un clip aux côtés… du principal intéressé. Dans un remix du morceau 4 Raws, Timothée Chalamet a partagé l’écran avec EsDeeKid, de quoi dissiper instantanément tout doute possible concernant le fait qu’ils seraient la même personne. Et loin de se contenter de démentir seulement la rumeur, le compagnon de Kylie Jenner en a profité pour faire parler de son actualité cinématographique et mettre en lumière son prochain film, Marty Supreme, dans lequel il tient le rôle du joueur de ping-pong Martin Reisman et qui est prévu en salles pour février 2026 en France. Le pitch ? "Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible"

Une rumeur née d’une simple ressemblance

Mais comment la théorie qui affirme que Timothée Chalamet serait le rappeur de Liverpool a-t-elle pu prospérer ? Tout est parti de comparaisons visuelles : même regard, mêmes attitudes corporelles, même énergie scénique. Sur les réseaux, certains internautes ont rapidement imaginé une double vie artistique, convaincus que l’acteur se cachait derrière le pseudonyme d’EsDeeKid. Interrogé quelques jours avant la sortie du clip par la BBC, le rappeur avait soigneusement entretenu le mystère. "Vous verrez, en temps voulu", avait-il lâché, refusant tout autre commentaire.

Le cinéaste Archie Erskine qui est derrière le clip vidéo du feat EsDeeKid, qui porte une veste Marty Supreme, et Timothée Chalamet s’est confié à nos confrères de  GQ sur ce projet qui fait beaucoup parler. Ce qu’il pense de la ressemblance entre les deux artistes ? "On spécule toujours sur une personne qui porte un masque. Mais je pense que ce sont deux personnes qui sont respectivement très fortes dans ce qu’elles font. Si les yeux correspondent, et que l’un d’eux est objectivement l’un des meilleurs rappeurs et [l’autre est l’un des] meilleurs acteurs au monde. Pourquoi ne pas rassembler ?", a-t-il questionné.

Et de préciser son objectif en faisant porter également une cagoule à l’acteur pendant quelques secondes, afin de brouiller les pistes : "Il y avait un GIF qui circulait dans toutes les sections de commentaires et qui comparait les images de leurs yeux. J’ai trouvé cela tellement frappant et je pense que cela a joué un rôle dans la viralité du mème. Je me devais de l’intégrer, en hommage à Internet".

Comment le clip est-il né ? 

Archie Erskine s’est aussi livré sur la genèse de ce projet et a expliqué que tout avait été organisé au dernier moment. A GQ, il a raconté : "Timothée était présent en Angleterre à ce moment-là et il connaissait bien Liverpool. Il faut lui reconnaître beaucoup de mérite en matière de marketing, il sait comment tirer le meilleur parti d’Internet. On ne m’a appelé qu’au moment où ils ont réussi à composer la chanson. J’ai reçu le message à six heures du matin de la part du management d’EsDee qui disait : ‘Ramène ton c*l à Londres’". "Je me suis réveillé à 11 heures et nous avions quatre heures pour tourner avec Timothée avant qu’il ne quitte l’Angleterre pour poursuivre sa tournée promotionnelle. J’ai sauté du lit, sans manger et sans charger les caméras", a-t-il poursuivi. 

Et de conclure au sujet de ce clip qui cumule à l’heure où nous écrivons près de 3,5 millions de vues en seulement 3 jours : "Nous avons commencé à filmer à trois ou quatre heures de l’après-midi, jusqu’à huit heures. D’où l’ambiance de la vidéo. Elle est censée donner l’impression d’être un peu tournée à l’arrache. On n’avait pas de budget prévu ou quoi que ce soit de ce genre. C’était du non-stop. Chaque plan que vous voyez n’a probablement fait l’objet que de deux prises. Nous avons dû être très investis et stratégiques".

Par
Kahina Boudjidj