Pascal Obispo évoque sans filtre ses rapports privilégiés avec Johnny Hallyday : « Il a fallu que je le remette en phase » (VIDÉO)

Publié le 19 juin 2025 à 14:55
Très proche de Johnny Hallyday pour qui il a notamment écrit de nombreuses chansons, Pascal Obispo s'est confié sur la relation fusionnelle qu'il entretenait avec le chanteur.

Pascal Obispo a énormément compté dans la carrière de Johnny Hallyday. La natif Bergerac a composé de nombreux tubes pour le rockeur décédé en 2017, dont Allumer le feuDebout ou encore Seul… Malgré le lien fort qui unissait les deux hommes, Pascal Obispo s’est éloigné du clan Hallyday depuis la disparition de la star, comme il le déclarait dernièrement auprès de Gala : "J’ai été totalement écarté, non pas par Johnny, mais par l’entourage proche. Parce que j’étais une personne qui lui disait les choses comme elles sont, comme elles étaient. Donc, j’ai été rayé de la carte. Comme ça. De son vivant."

Pascal Obispo rend hommage à Johnny Hallyday

Ce jeudi 19 juin, Pascal Obispo était invité de l’émission Culture Médias diffusée sur Europe 1 pour présenter son nouveau single Appelle-moi Johnny en hommage au chanteur disparu huit ans plus tôt. L’occasion pour Pascal Obispo d’évoquer la mémoire de celui dont il était très proche : "J’y pense tous les jours. En tout cas quand je monte sur scène, c’est vrai que je pense souvent à lui parce qu’on fait du rock’n’roll et c’est vrai qu’il m’a appris beaucoup de choses dans la musique. Il m’a appris des choses dans ce métier, du comportement des gens, comment il fallait se comporter, qu’il fallait être à l’écoute de tout. Johnny était un taiseux mais c’était quelqu’un de diablement intelligent, diablement je précise, qui était extrêmement touchant et ça m’a manqué…"

Par la suite, Pascal Obispo a fait part de sa peine d’avoir été mis à l’écart contre son gré de Johnny Hallyday : "À un moment donné, vous rentrez dans des cercles et puis vous ne comprenez pas pourquoi vous êtes écartés et c’est vrai que ça m’a un peu manqué parce qu’on était vraiment copains comme cochons. Moi j’ai toujours été avec Laura, on a tissé une amitié depuis très longtemps, en plus elle habite au Cap-Ferret et David aussi." L’occasion pour l’artiste âgé de 60 ans de dénoncer les polémiques sur l’héritage de Johnny Hallyday survenues après son décès. "Rapidement, j’ai choisi mon camp parce que je suis un papa et c’est vrai qu’il est hors de question pour moi que mon fils ne soit pas respecté parce qu’il a été quelqu’un d’important dans ma vie. Et c’est vrai que j’étais choqué de tout ce qui s’est passé il y a 7 ans mais bon, bref, c’est comme ça, c’est la vie."

"Au début j’étais impressionné, jusqu’au moment où il m’a un peu fait chier"

"L’important c’est de faire de la musique et de se souvenir de Johnny et de toujours en parler", poursuit Pascal Obispo, décidé à toujours faire vivre Johnny à travers ses chansons. "Il est toujours là, il manque profondément aux Français. On ne l’a pas remplacé. Beaucoup cherchent un peu à remplacer Johnny. L’important c’est que sa voix est unique, le lien qu’il avait avec les Français était unique. Il a touché à peu près cinq générations. Et c’est absolument incroyable cette pérennité." Lorsqu’ils collaboraient ensemble, Pascal Obispo n’hésitait pas à dire ses 4 vérités à Johnny Hallyday, ce qui plaisait à ce dernier : "Au début j’étais impressionné, jusqu’au moment où il m’a un peu fait chier, il a fallu que je le remette en phase, sinon on foutait en l’air un disque. C’est parce qu’en fait il avait l’habitude d’avoir des gens qui allaient dans un sens qui n’était pas forcément le meilleur pour le travail. Donc moi j’étais quelqu’un qui balançait des vérités et j’étais surtout sincère et honnête. Voilà moi je suis comme ça, enfin vous me voyez, on se croise beaucoup, moi je suis assez cash, ça passe, ça ne passe pas. Et Johnny il aimait bien quand on lui disait, parce qu’il en avait plein le cul d’avoir des gens autour qui lui mentaient quoi. Donc moi la première fois que je l’ai vu, en deux secondes, c’est vrai qu’il a fallu que je le recadre pour lui montrer que moi je ne suis pas un sniper, je suis de ton côté et je te dirai toujours la vérité et je la fais pas à l’envers. On a été copains comme cochons, et c’est vrai que c’est ce qui manque, parce qu’après il y a les intérêts, l’industrie et tout ça qui prend le dessus et il a été un peu happé par ça. Et c’était quelqu’un qui avait profondément besoin d’avoir des vrais amis autour de lui et des gens qui lui parlaient vrai."

Par
Benoît Lesueur