La mort de Johnny Hallyday en 2017 a provoqué une vraie fracture dans son clan. La faute notamment à son testament américain dans lequel le célèbre rockeur déshéritait ses premiers enfants, Laura Smet et David Hallyday, et laissait son patrimoine à sa veuve Laeticia Hallyday ainsi qu’à ses deux plus jeunes filles Jade et Joy. Après deux ans de bataille rangée judiciaire, un accord a finalement été trouvé en 2020 entre la dernière épouse et les deux aînés du chanteur.
Mais plus de trois ans après la signature de cet deal, Laura Smet doit encore composer avec les retombées de cette guerre ouverte largement relayée dans la presse. "Franchement, ça a été un enfer. J’ai été embringuée dans une histoire qui ne me ressemble pas et qui a renvoyé une image de moi à des années-lumière de celle que je suis. C’est la première fois que je subis un tel malentendu. Quand mon père était vivant, le sujet c’était lui, pas moi ! Aujourd’hui, je paie les conséquences de cette surexposition dans mon métier", a-t-elle affirmé dans le numéro d’Elle sorti ce jeudi 20 juillet.
La fille de Nathalie Baye, qui a suivi les traces de sa célèbre mère en devenant elle aussi actrice, affirme ainsi recevoir beaucoup moins de propositions de rôles depuis le conflit autour de l’héritage Hallyday. Une situation qu’elle compare à celle vécue par sa mère lorsqu’elle a quitté le rockeur. "Elle s’est retrouvée propulsée dans cette presse à la con. Quand notre vie personnelle prend trop de place, ça coupe l’imaginaire des réalisateurs", avance-t-elle. Si elle "comprend très bien" la réaction des cinéastes, elle ne cache pas que faire son métier "lui manque énormément".
Le poids de son nom et de sa filiation, Laura Smet le porte depuis l’enfance. Dès l’école, elle a été "humiliée" par une prof à cause de son statut de "double fille de". Cette instit lui a ainsi lancé : "Avec vos parents, vous n’aurez jamais besoin de bosser". "Cette forme de discrimination m’a toujours poursuivie, je me suis sentie mise à l’écart, rejetée, nulle, illégitime", avoue-t-elle dans le Elle en précisant qu’à chaque période de creux dans sa vie professionnelle, elle se retrouve à "lutter encore contre ce sentiment".