Nemo, gagnant de l’Eurovision 2024, prend une décision radicale face au maintien d’Israël : « J’ai décidé de renvoyer mon trophée »

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:34
Corinne CUMMING / EBU
Alors que les organisateurs de l'Eurovision ont confirmé la participation d'Israël pour l'édition 2026 de l'événement, Nemo, sacré en 2024 avec la Suisse, a décidé de rompre ses liens avec le concours.

La polémique se poursuit autour de l’Eurovision 2026. Depuis l’annonce des organisateurs ayant confirmé qu’Israël pourra toujours participer au concours de chant, plusieurs pays ont fait part de leur souhait de boycotter l’événement. L’Espagne, l’Irlande, la Slovénie les Pays-Bas et l’Islande ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne comptaient pas se rendre à Vienne en mai prochain, où aura lieu la prochaine édition de l’Eurovision.

L’Eurovision 2026 de plus en plus boycotté

Ce jeudi 11 décembre, le boycott de l’Eurovision 2026 a pris une autre ampleur. Dans un message publié sur son compte Instagram, Nemo, gagnant du concours en 2024 avec la Suisse, a annoncé son désaccord avec les récentes décisions des organisateurs. En guise de geste de protestation, l’artiste âgé de 26 ans a décidé de se débarrasser de son trophée : "Même si je suis immensément reconnaissant pour la communauté autour de ce concours et pour tout ce que cette expérience m’a appris en tant que personne et artiste, aujourd’hui je ne ressens plus que ce trophée a sa place sur mon étagère. L’Eurovision affirme défendre l’unité, l’inclusion et la dignité pour tous. Ces valeurs ont donné un sens à ce concours pour moi. Mais la participation continue d’Israël, alors que la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU a conclu qu’il s’agit d’un génocide, montre un conflit évident entre ces idéaux et les décisions prises par l’UER."

Nemo renvoie son trophée

Dans la suite de son message, Nemo, a exprimé ses regrets en dénonçant une hypocrisie des organisateurs de l’Eurovision : "Le concours a été utilisé à plusieurs reprises pour adoucir l’image d’un État accusé de graves exactions, tandis que l’UER insistait sur le fait que l’Eurovision était ‘apolitique’. Et lorsque des pays entiers se retirent face à cette contradiction, il devrait être clair que quelque chose ne va profondément pas. C’est pourquoi j’ai décidé de renvoyer mon trophée au siège de l’UER à Genève. Avec gratitude et avec un message clair : Vivez ce que vous affirmez. Si les valeurs que nous célébrons sur scène ne sont pas vécues en coulisses, alors même les plus belles chansons perdent leur sens. J’attends le moment où ces paroles et ces actions s’aligneront. D’ici là, ce trophée est à vous."

Par
Benoît Lesueur