Maxime Le Forestier annonce avoir vaincu un cancer dans le secret : “Je me suis évanoui en plein concert”

Publié le 14 décembre 2022 à 14:19
Niviere David/ABACAPRESS.COM
"Pas certain de rechanter un jour" il y a quelques mois, Maxime Le Forestier est aujourd'hui "guéri" et se confie sur la maladie...

Trois ans après la sortie de son dernier album studio, Maxime Le Forestier a publié le 25 novembre dernier l’album live On a fini pour trouver une date, dont le titre évoque un secret qu’il a gardé pendant un an. Il s’agit d’un cancer de la langue, qu’il révèle aujourd’hui : "Face à la maladie, on est extrêmement seul. Je me suis renfermé sur moi-même, concentré sur ma guérison. Je me disais que si ça tournait mal, le public apprendrait la mauvaise nouvelle par L’Obs… Et si je guérissais, alors seulement j’en parlerais". Désormais "guéri", donc, il raconte avoir enregistré son album live rapidement après avoir été diagnostiqué : "J’ai fait enregistrer les cinq derniers concerts parce que je tenais à conserver un souvenir de ma voix".

Ce diagnostic, il le doit à un incident survenu sur scène en décembre 2021 à Épinay. "Je me suis évanoui en plein concert", a expliqué le célèbre auteur-compositeur-interprète. Hospitalisé, on lui a ensuite découvert "des petites saloperies regroupées à la base de la langue". Mais jusqu’à sa guérison, ni lui ni l’Institut Curie n’a "prononcé le mot cancer", souligne Maxime Le Forestier, qui est plus que reconnaissant envers les spectateurs de sa représentation à Épinay : "Ça a forcément fait son effet dans la salle, pourtant il n’y a pas eu l’ombre d’une communication sur les réseaux sociaux. Brassens disait que son public avait du talent. Le mien aussi. (…) C’est si intime que chacun réagit comme il peut. Je suis du genre discret, et mon public est complice".

Mais dès le lendemain de ce malaise, Maxime Le Forestier est remonté sur scène, à Lyon : "J’ai été cavalier : quand on tombe de cheval, on remonte immédiatement en selle, sans quoi on n’est pas certain d’être capable d’y remonter un jour. C’est l’argument que j’ai donné à tous mes proches qui disaient que j’étais en droit d’annuler ce concert". Si "une série de trente-cinq séances de radiothérapie" lui a été prescrite, ce traitement ne provoque aucun effet secondaire visible. Mais préserver ses cordes vocales était impératif : "Sur mon dossier médical, il était inscrit : ‘Le patient est chanteur’. (…) Je n’étais pas certain de rechanter un jour".

Hugo Mallais

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