Rosalía a donné le coup d’envoi d’une nouvelle ère musicale avec le lancement de Berghain, premier extrait de son quatrième album LUX, attendu pour le 7 novembre prochain. Une chanson audacieuse, portée par une esthétique mystique et une mise en scène spectaculaire, qui marque un tournant dans la carrière de l’artiste catalane. Le 20 octobre dernier, Madrid a littéralement été paralysée !
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Une annonce en grande pompe
Alors que les écrans géants de Times Square diffusaient déjà le titre de l’album et sa date de sortie, Rosalía a prévenu ses fans via une story Instagram avec un message énigmatique : "A 20 h 30, des choses arrivent". En direct sur TikTok, elle a appris que l’information avait fuité avant l’heure, et quelques minutes plus tard, au volant d’un Nissan GTR blanc, cigare à la main et un rosaire suspendu au rétroviseur, elle a traversé la Gran Vía avant d’être prise dans une marée humaine place de Callao.
Des centaines de fans l’attendaient pour découvrir en exclusivité la pochette de LUX : une Rosalía vêtue de blanc, voile sur la tête, les mains cachées, une iconographie aux accents monastiques qui plante le décor de cette nouvelle étape artistique. Deux phrases mystérieuses accompagnent le disque physique : "Ninguna mujer pretendió nunca ser Dios", soit "Aucune femme n’a jamais voulu être Dieu" et "El amor no es consuelo, es luz", à savoir "L’amour n’est pas une consolation, c’est une lumière".
Un clip aux allures de rituel
"BERGHAIN YA OUT", a-t-elle écrit au moment de la sortie officielle, précisant qu’elle attendait ce jour "depuis trois ans". Le titre fait référence à la célèbre boîte de nuit berlinoise Berghain, temple de la musique électronique. Fidèle à sa capacité à se réinventer et à surprendre, Rosalía a décidé de mêler ici électronique, opéra et influences flamencas dans une atmosphère intense et introspective, en explorant notamment les thèmes du désir, de la foi et de la rédemption.
La chanson, chantée en espagnol, anglais et allemand, s’ouvre sur une scène saisissante et on l’entend chanter : "Sa peur est ma peur. Sa colère est ma colère. Son amour est mon amour. Son sang est mon sang". Puis une seconde strophe vient approfondir cette introspection : "La flamme pénètre mon cerveau. Comme une peluche de plomb. Je garde beaucoup de choses dans mon cœur. C’est pourquoi mon cœur est si lourd".
Réalisé par Nicolás Méndez et la société Canada, déjà derrière le succès de Malamente, le clip, déjà visionné par près de 4 millions de personnes à l’heure où nous vous écrivons, plonge dans un univers à la frontière du rêve et de la liturgie. Rosalía apparaît d’abord en robe noire dans une maison vide, puis en nuisette blanche, avant de traverser différents décors : une chambre surmontée d’une croix, une bijouterie, un autobus, une rue… Dans une dernière séquence, vêtue d’une nuisette rose et d’un ruban rouge, elle réapparaît entourée d’animaux, un cerf, un hibou, un renard, dans une scène inspirée de Blanche-Neige et les Sept Nains. La chanteuse s’assoit au centre de la pièce, comme dans un rituel onirique, tandis que les images se fondent avec des souvenirs en noir et blanc sur la chanson Love Me, Love Me.
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Des collaborations prestigieuses
Cette nouvelle ère se distingue par un univers visuel très fort : auréole, couleurs blanches et rouges, symboles religieux et références papales. "Il y a une tendance religieuse. Rosalía est apparue avec une auréole dans les cheveux et vêtue de blanc comme une vierge lorsqu’elle a paralysé Callao. L’esthétique de cette nouvelle ère LUX est très importante : le blanc, le rosaire, l’auréole dans les cheveux et les chaussures rouges, qui sont une tradition papale", a expliqué la journaliste espagnole Miriam Martín dans l’émission Open Play.
Rosalía n’est pas seule dans cette aventure. Pour Berghain, elle s’entoure de deux artistes majeurs : Björk, avec qui elle avait déjà partagé la scène sur Oral en 2023, et Yves Tumor, figure incontournable de l’électronique expérimentale. Ce trio donne une dimension internationale et audacieuse à ce premier extrait qui nous a déjà conquis !