L’artiste française d’origine malienne, qui est la première française à avoir sa poupée Bratz, continue son ascension vertigineuse depuis sa mémorable prestation olympique de 2024. Les nouvelles données de la plateforme de streaming confirment ce que beaucoup pressentaient : elle appartient désormais au cercle très fermé des superstars internationales.
Aya Nakamura, un tsunami musical venu de France
L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Pour la première fois, YouTube Music a rendu publiques ses statistiques mensuelles d’écoute, révélant des chiffres qui dépassent l’entendement. La créatrice de tubes comme "Djadja" et " Pookie" rassemble chaque mois un public de 291 millions d’auditeurs à travers le globe, un score qui la propulse directement au sommet de la hiérarchie musicale mondiale.
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Ce résultat exceptionnel la place devant des monuments de la chanson que personne n’imaginait voir un jour détrônés. Taylor Swift, pourtant reine incontestée des charts américains, se retrouve reléguée à 290 millions d’écoutes. The Weeknd, avec ses 262 millions d’auditeurs, passe également derrière la Française. Plus surprenant encore, des légendes comme Michael Jackson (242 millions) et Beyoncé (207 millions) sont largement distancées par cette jeune femme de 29 ans qui chante principalement en français.
Dans l’Hexagone, la domination est encore plus écrasante. Gims, son plus proche concurrent national, plafonne à 175 millions d’écoutes mensuelles, creusant un fossé de plus de 100 millions. Les autres figures du rap français – Jul, Ninho, Gazo – évoluent dans des sphères bien inférieures, avec des audiences oscillant entre 7 et 15 millions d’auditeurs.
Cette performance extraordinaire positionne Aya Nakamura comme la troisième artiste noire la plus écoutée sur la plateforme, uniquement devancée par Rihanna (307 millions) et Doechii (332 millions).
Face aux polémiques, le soutien indéfectible de ses fans
Malgré ce triomphe, l’interprète de "Copines" reste confrontée aux critiques récurrentes qui jalonnent sa carrière. Les réseaux sociaux continuent d’être le théâtre d’attaques souvent teintées de préjugés, questionnant la légitimité de son succès ou s’attaquant à ses origines.
Cette hostilité n’échappe pas à ses supporters, qui multiplient les messages de soutien. "Le fait qu’Aya soit debout après toutes ces années de critique me fascine, (…) les commentaires sont horribles à chaque fois, ils ne réfléchissent pas au fait que c’est une vraie personne qui va les lire", déplore un internaute ému par la résilience de l’artiste. D’autres n’hésitent pas à célébrer sa réussite avec fierté : "Et dire que des gens doutent encore… Ne montez pas dans le train, il n’y a plus de place".
Celle qui a performé l’année dernière à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris avait d’ailleurs confié lors d’une interview à Billboard France : "Je me demande si j’aurais pu faire la même chose en étant née 20 ans plus tôt. En tout cas, ça n’aurait pas été aussi facile… Aussi parce qu’il y a quelque chose de nouveau, une femme noire qui veut chanter avec un style totalement différent et assumé sans attendre qu’on lui ouvre toutes les portes et en s’adressant directement à son public par d’autres canaux."