Accusé par une troisième femme, le rappeur Lomepal se défend : “Je n’ai pas commis de viol”

Publié le 23 mai 2024 à 10:05
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Visé par deux plaintes pour viol concernant des faits présumés remontant à 2017 et 2018, Lomepal est cette fois-ci accusé d'un autre viol présumé datant de 2017.

Lomepal a été visé par une plainte pour viol en 2020 pour des faits présumés datant de 2017. En novembre 2023, une seconde plainte pour viol a été déposée contre lui pour des faits présumés remontant à 2018. En juillet 2023, plusieurs femmes ont témoigné contre lui sur les réseaux sociaux. Quelques jours plus tard, le rappeur a clamé son innocence, expliquant que cette plainte était à l’origine de rumeurs qui circulaient dans le milieu à son égard. Ce mercredi 22 mai 2024,  Mediapart fait de nouvelles révélations en publiant le témoignage d’une troisième victime présumée qui avait 25 ans lorsqu’elle a rencontré l’artiste en 2016 lors d’une soirée. Il n’était pas connu à l’époque et n’avait pas sorti son premier album.

Une victime présumée traumatisée

Marie (le prénom a été modifié, ndlr) affirme avoir été victime d’une agression sexuelle en janvier 2017 au domicile parisien de la mère de Lomepal, où ce dernier logeait. Elle raconte avoir été "réveillée en sursaut" par une tentative de pénétration anale. "Je me souviens m’être dit que je ne pouvais pas crier car j’allais réveiller sa mère", explique celle qui se souvient d’avoir dit "non" à plusieurs reprises lors de ce viol "très douloureux". "On sait très bien ce que ça veut dire quand vous dites non", aurait répondu le rappeur. La victime présumée a, par la suite, raconté ce qu’elle a vécu cette nuit-là à une amie puis en 2019 à son compagnon, lorsqu’elle s’est mise en couple. "C’était tellement un traumatisme pour elle qu’elle avait besoin de le dire à la personne avec laquelle elle entrait dans une relation sérieuse. C’était difficile pour elle de refaire confiance à un homme après ce qu’elle avait traversé", témoigne son compagnon. Lomepal "confirme de très nombreux éléments mais réfute toute violence et toute contrainte", rapporte Mediapart. Il assure que la jeune femme était réveillée et consentante.

La première plaignante se confie

Nos confrères ont également interrogé la femme qui a porté plainte en 2020 contre le rappeur. Selon elle, ce dernier l’a suivi jusque chez elle avant d’entamer un rapport "brutal" dont elle n’avait "pas envie". Elle l’accuse d’avoir été "agressif" et d’avoir essayé de "l’étrangler" et d’enfoncer "son poing dans la bouche". "J’ai dit un premier ‘non’, puis ‘stop’. J’ai repoussé son visage avec mes mains mais il a redoublé de violence, allant plus fort dans le rapport". Lomepal nie à nouveau : "Je ne lui ai ni tiré les cheveux, ni étranglé, ni aucun de ces gestes violents. (…) Que nous n’ayons pas été en osmose, que ce moment n’ait pas été particulièrement tendre, je peux l’entendre. Mais ce qui est décrit là est faux". La victime affirme qu’un membre de l’équipe de l’artiste aurait regretté lui avoir présenté Lomepal qui "n’était pas net avec les femmes". Ce dernier aurait envoyé un email au père de la plaignante en réitérant ces propos. Contacté par Mediapart, l’homme nie avoir tenu ce discours. Auprès de nos confrères, Lomepal insiste : "Certains gestes ou certains propos que vous évoquez ne sont pas et n’ont pas pu être les miens, mais je reçois cette parole et je l’entends. Nos récits sont souvent proches, voire identiques sur plusieurs points. Si certains de ces moments ont pu blesser ou laisser un souvenir amer, je le regrette sincèrement. Pour autant, je sais très bien que je n’ai pas commis de viol".

Par
Hugo Mallais