Accusé de viol, Jay Z insiste pour que l’identité de son accusatrice soit révélée 

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:47
USA Today/SPUS/ABACA
Dimanche 8 décembre, le monde entier a appris que le rappeur et producteur Jay Z était accusé, avec P. Diddy, de viols sur une adolescente de 13 ans au moment des faits. Le mari de Beyonce est sorti du silence et demande à ce que la plaignante révèle son identité. 

L’une des nombreuses plaintes déposées contre P. Diddy évoquait le viol présumé d’une adolescente de 13 ans dans les années 2000. Cette plainte a été actualisée dimanche 8 décembre alors qu’elle mentionnait qu’une célébrité B l’avait également violée. Ce n’est autre que Jay Z qui est désormais accusé dans cette nouvelle version de la plainte qui a été déposée. Les faits remonteraient à la cérémonie des MTV Video Music Awards de 2000 qui était organisé au Radio City Music Hall à New York. L’adolescente qui souhaitait assister à la cérémonie s’était adressée au conducteur d’une limousine qui s’était avéré être un employé de P. Diddy. Il l’aurait invitée à le rejoindre plus tard dans la soirée afin de rencontrer les deux rappeurs. L’adolescente aurait alors signé une clause de confidentialité dont elle n’aurait jamais eu de copie.

Jay Z accusé de viol aux côtés de P. Diddy 

La plaignante assure avoir été droguée à son insu puis violée par P. Diddy et Jay Z qui se sont l’un et l’autre regardé en train d’agresser sexuellement la jeune fille. Le viol aurait eu lieu sous le regarde d’une femme célèbre dont l’identité n’a pour l’heure pas encore été révélée. Suite à l’annonce de cette plainte, le mari de Beyonce est rapidement sorti du silence. Il a déclaré : "Mon avocat a reçu une tentative de chantage, appelée lettre de mise en demeure, de la part d’un ‘avocat’ nommé Tony Buzbee. Il pensait que la portée de ces accusations et la pression publique me feraient accepter son chantage. Eh bien non, monsieur, cela a eu l’effet inverse ! J’ai voulu exposer la fraude que vous êtes d’une manière très publique".

"Je ne vous donnerai pas un centime ! Ces allégations sont tellement haineuses que je vous implore de remplir une plainte criminelle, pas une plainte civile. N’importe qui commettant de tels crimes contre une mineure devrait être enfermé, qui ne serait pas d’accord ? Ces victimes mériteraient une vraie justice, si cela était le cas", a-t-il ajouté. Face à l’ampleur que cette révélation a prise, le rappeur est de nouveau sorti du silence lundi 9 décembre et a exigé que le nom de l’accusatrice soit révélé au grand public. 

Le mari de Beyonce prend de nouveau la parole

"M. Carter, le défendeur, demande respectueusement soit le rejet des accusations, soit la divulgation de l’identité de la plaignante", a-t-on pu lire dans un mémorandum accompagnant une motion déposée lundi 9 décembre devant un tribunal fédéral de New York par l’avocat de Jay-Z, Alex Spiro, du cabinet Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan, comme ont rapporté nos confrères du média Deadline. Et l’avocat d’ajouter : "M. Carter mérite de connaître l’identité de la personne qui l’accuse effectivement – de manière sensationnaliste et en quête de publicité – de conduite criminelle, exigeant une compensation financière colossale et ternissant une réputation acquise au fil des décennies".

"Ce tribunal a reconnu que des revendications presque identiques formulées par d’autres plaignants représentés par l’avocat Buzbee ne remplissent pas les critères pour procéder de manière anonyme. Ici, l’équilibre des équités offre encore plus de raisons pour lesquelles cette plaignante devrait procéder sous son véritable nom, si elle souhaite poursuivre", a-t-il conclu. De son côté, l’avocat de la plaignante a pris la parole sur X, ancien Twitter, dans un long message. 

L’avocat de la plaignante balaye les accusations de chantage

"Concernant l’affaire Jay Z et ses efforts pour faire taire mes clients : M. Carter a précédemment nié être celui qui a déposé une plainte contre moi et mon cabinet. Il a déposé sa plainte frivole sous un pseudonyme. Ce qu’il omet de dire dans sa récente déclaration, c’est que mon cabinet a envoyé à son avocat une lettre de mise en demeure au nom d’une victime présumée et que cette victime ne lui a jamais réclamé un centime", a tenu à faire savoir Tony Buzbee.

Et de reprendre : "Au lieu de cela, elle a seulement demandé une médiation confidentielle. Depuis que j’ai envoyé la lettre en son nom, M. Carter m’a non seulement poursuivi, mais il a essayé de nous intimider et de nous harceler, ainsi que cette plaignante. Sa conduite a eu l’effet inverse. Elle est enhardie. Je suis très fier de sa détermination. En ce qui concerne les allégations contenues dans la plainte déposée, nous laisserons le dossier parler de lui-même et plaiderons les faits devant les tribunaux, et non dans les médias".

Par
Kahina Boudjidj