Bilal Hassani avait prévu de chanter ce mercredi 5 avril dans une ancienne église de Metz, malheureusement pour lui ce concert a fait l’objet d’une polémique puisque des mouvances catholiques et traditionalistes locales ont dénoncé la venue du chanteur comme étant un outrage fait à leur croyance. La raison ? L’artiste, qui s’est fait connaître en participant au télécrochet de TF1, The Voice : La plus belle voix, est aujourd’hui le porte-drapeau de la communauté LGBTQIA+ et assume pleinement son orientation sexuelle. "À la vue des menaces formulées à l’encontre de Bilal Hassani et de son public dans le cadre de son concert à Metz aujourd’hui ce 5 avril, c’est avec regret, tristesse et dépit que toutes les équipes, celles de la production et de l’artiste, ont décidé d’annuler ce concert", a indiqué Live Nation dans un communiqué, consulté par BFMTV. La production de la tournée du jeune homme a également ajouté qu’elle ne souhaitait pas que l’évènement devienne "un lieu de tension et de malveillance accrues".
C’est le 28 mars dernier que la polémique est partie d’un message posté sur le blog du collectif "Lorraine catholique". Celui-ci hurlait à la "profanation" et appelait les croyants à une prière collective juste devant la salle de concert. Ils estimaient que les prestations du chanteur de Je danse encore "ne sont rien d’autre que pornographiques". Le collectif prévoyait même "un chapelet de réparation" qui correspond à un rassemblement d’une durée de 15 minutes avant le début du concert destiné à prier en vue de réparer les péchés. Cette demande ayant été relayée par plusieurs médias, les organisateurs de la tournée ont craint de voir des débordements s’exercer.
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"L’un des plus vieux édifices religieux de France, maintenant destiné aux concerts acoustiques, doit-il subir cet outrage en pleine semaine sainte avant Pâques ? Revenez au bon sens !", a écrit la conseillère régionale Rassemblement national du Grand-Est, Françoise Grolet, sur son compte Facebook, interpellant alors le maire de Metz, François Grosdidier (ex-LR). "Cette ancienne basilique au sens romain et civil du terme et non chrétien, liée à des édifices d’eau et qui a vu se baigner nus les habitants de l’époque ne fut église que pour un court temps. Elle est désacralisée depuis plus de 500 ans et est devenue aujourd’hui une salle de spectacles fort appréciée des Messins et des artistes en tous genres. Je suis un édile qui s’opposera toujours à l’obscurantisme et l’extrémisme quels qu’ils soient", lui a répondu François Grosdidier dans un communiqué.
MM