Nicole Kidman épuisée par les scènes intimes de « Babygirl » : « Je ne veux plus avoir d’orgasme »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:31
ABACA
Dans le film "Babygirl", à découvrir en janvier 2025, Nicole Kidman repousse ses limites comme jamais. L'actrice y incarne une femme d'affaires prise dans une liaison torride avec son jeune stagiaire, un rôle si exigeant qu'il l'a menée au bord du burn-out. 

En janvier 2025, les spectateurs découvriront "Babygirl", le nouveau thriller érotique d’Halina Reijn dans lequel Nicole Kidman livre une performance intense aux côtés d’Antonio Banderas et Harris Dickinson. Le tournage s’est révélé particulièrement éprouvant pour l’actrice.

Nicole Kidman au bord du burn-out

Pour incarner Romy, une PDG d’entreprise qui entame une liaison torride avec son jeune stagiaire, l’ex de Tom Cruise a dû puiser dans ses ressources les plus profondes. Les scènes intimes se sont avérées si intenses que l’actrice a dû interrompre le tournage à plusieurs reprises. "Il y a eu des moments pendant le tournage où je me disais : ‘Je ne veux plus avoir d’orgasme. Ne t’approche pas de moi. Je déteste faire ça. Je m’en fiche de ne plus jamais être touchée de ma vie !’", confie-t-elle dans un entretien accordé au Sun.

Cette fatigue physique et émotionnelle a conduit l’actrice au bord de l’épuisement : "Je m’en suis remise. Mais c’était une sensation tellement présente que c’était presque comme faire un burn-out", révèle-t-elle. Pourtant, c’est le script lui-même qui avait séduit l’actrice : "J’ai lu le scénario et j’ai trouvé ça très drôle. Mais j’étais aussi excitée par ça. J’étais aussi en quelque sorte hypnotisée."

Une relation de confiance essentielle avec la réalisatrice

Si l’actrice australienne a pu mener à bien ce rôle exigeant, c’est en grande partie grâce à la présence de la réalisatrice néerlandaise Halina Reijn. "Je ne pense pas que j’aurais pu le faire en travaillant avec un homme. En fait, je pense que la seule façon de le faire était avec elle, parce que nous nous asseyions toutes les deux et parlions. Nous avons parlé de tant de choses et nous le faisons encore, c’est tellement secret et vulnérable, mais c’est sûr", explique l’actrice.

Cette confiance mutuelle a permis à Nicole Kidman de se livrer entièrement : "Je pouvais lui confier mes fantasmes les plus secrets". La réalisatrice, qui revendique s’être inspirée du sulfureux "Basic Instinct", allait jusqu’à montrer elle-même aux acteurs comment interpréter certaines scènes, une approche inédite pour Nicole Kidman : "Je n’avais jamais vécu ça auparavant."

Un accompagnement post #MeeToo

Nicole Kidman tient à souligner l’attention particulière portée au bien-être des acteurs sur le plateau. "Je me sentais vraiment partie prenante de ce projet. C’est l’histoire à laquelle je voulais participer, que je voulais raconter, et chaque partie de moi s’y est engagée. Nous avons tous pris énormément de précautions. Nous étions tous très, très attentionnés les uns envers les autres et nous nous entraidions, que ce soit avec Harris Dickinson ou Antonio Banderas", témoigne l’interprète de Romy.

Cette bienveillance était d’autant plus importante pour l’actrice qui révèle avoir vécu des "moments #MeToo" tout au long de sa carrière. Dans "Babygirl", elle incarne une femme de pouvoir qui, paradoxalement, aime être dominée dans l’intimité. Ne trouvant pas satisfaction auprès de son mari Jacob (Antonio Banderas), elle se tourne vers son stagiaire Samuel (Harris Dickinson), donnant lieu à une relation où les jeux de domination prennent une place centrale.

Son interprétation lui a valu la Coupe Volpi à Venise.

Par
Mélissa Tellaa