En 1572, La Môle, fils d’un noble huguenot assassiné par les catholiques, arrive à Paris avec ses compagnons pour assister au mariage de Marguerite de Valois, dite Margot, avec Henri de Navarre. Cette union, voulue par Catherine de Médicis, a pour but de réconcilier catholiques et protestants, et mettre ainsi fin aux guerres de religion. Mais Margot est réticente devant ce mariage arrangé et son frère, Charles IX, doit la bousculer pour qu’elle s’incline devant l’archevêque qui officie…
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En 1988, Patrice Chéreau abandonne le projet d’adapter Les Trois Mousquetaires, au profit d’un autre roman, moins connu, d’Alexandre Dumas : La Reine Margot. L’idée lui a été suggérée par son amie Danièle Thompson (La Boum). Malgré le titre du livre, Marguerite de Valois, dont le mariage avec Henri de Navarre, en 1572, est censé réconcilier catholiques et protestants, est une figure secondaire. Le réalisateur dépoussière le genre en orchestrant un somptueux ballet lyrique et violent, et réinvente Margot, désormais au centre du scénario, coécrit avec Danièle Thompson, en concevant le rôle pour l’indomptable Isabelle Adjani, qui se fait d’abord désirer, tout à son histoire d’amour avec l’acteur Daniel Day-Lewis.
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« Si vous dites non, je prendrai une autre actrice », tente Chéreau. Gagné ! La star à l’impérieuse beauté reste inoubliable dans sa robe blanche maculée du sang de la Saint-Barthélemy. Sorti en 1994, La Reine Margot n’aura pas la Palme d’or (elle ira à Pulp Fiction, de Quentin Tarantino), mais elle obtiendra le Prix du Jury et, mieux encore, le couronnement du public, avec plus de deux millions d’entrées.
La Reine Margot, lundi 2 octobre à 20h55 sur Arte