France 5 déprogramme le film culte Napoléon pour une mystérieuse raison

Publié le 30 août 2024 à 13:47
La Cinémathèque Française
Programmé le 8 septembre sur France 5, le film Napoléon d’Abel Gance, qui dure pas moins de 7 heures, ne sera finalement pas diffusé ce jour-là a annoncé la chaîne en donnant une mystérieuse explication.

C’est un rendez-vous que les cinéphiles avaient marqué d’une pierre blanche. Film culte d’Abel Gance à la durée folle de 7 heures, Napoléon devait avoir les honneurs d’une diffusion sur le petit écran dans quelques semaines à peine. 

Les raisons de la déprogrammation de Napoléon sur France 5 

Réalisé en 1927, ce long – très long – métrage d’Abel Gance devait être diffusé le dimanche 8 septembre de 21h à 4 heures du matin, non-stop. Un petit événement en soi pour tous les amoureux de cinéma puisque la chaîne de France Télévisions devait proposer la version restaurée de ce chef d’œuvre en deux parties (l’une de 231 minutes, l’autre de 207 minutes). Une version restaurée qui a demandé plus de 16 ans de travail au chercheur et réalisateur Georges Mourier qui s’est chargé de ce chantier gigantesque au sein de la Cinémathèque française. Mais ce Napoléon, qui a aussi fait l’objet de 6 autres restaurations, a finalement été déprogrammé par France 5. La chaîne a invoqué un "problème technique", sans donner plus de détails, pour expliquer ce changement dans sa grille des programmes.

L’histoire du Napoléon d’Abel Gance

Ce film, qui a connu plus d’une vingtaine de versions différentes, raconte 17 années de la vie du célèbre Napoléon Bonaparte. Disponible aussi en streaming sur France.tv, ce long métrage muet revient ainsi sur le passage de Napoléon à l’école militaire de Brienne, la fin de la royauté et l’assassinat de Marat. Une fresque historique qui se termine par les campagnes italiennes de Bonaparte. "Il fallait d’abord défragmenter un film explosé façon puzzle à travers le monde et homogénéiser les textures car il n’existe plus de négatif. Nous avancions à tâtons, attendant certaines avancées techniques pour rendre ce travail possible. Un ingénieur a cherché de son côté le meilleur moyen de retrouver le spectre des teintages d’origine (…) Ce film est d’une jeunesse et d’une modernité incroyables ! (…) Prenez la façon dont Gance déstructure le récit. Ce film a 100 ans et il va faire battre des cœurs !", a confié Georges Mourier au CNC à propos du film.

 

 de son passage à l’école militaire de Brienne jusqu’à la campagne d’Italie, en passant par la chute de la royauté ou l’assassinat de Marat (joué par Antonin Artaud).

Par
Clara Kolodny