NADIA FARÈS : "MEL GIBSON, JE LE CONNAIS VRAIMENT BIEN"
Qu’est-ce que ça fait de pouvoir engueuler Mel Gibson, même si ce n’est que du cinéma ?
Nadia Farès : Ça fait du bien ! (Rires) Mel est un copain de longue date. On se connaît très bien, car j’ai vécu une dizaine d’années aux États-Unis. Ça nous faisait rire de nous retrouver sur un plateau de cinéma pour un film tourné en France – à Bry-sur-Marne et à La Défense – mais censé se dérouler à Los Angeles. Cela faisait longtemps que l’on discutait de faire quelque chose ensemble. L’opportunité est venue avec ce thriller de Romuald Boulanger, avec qui j’avais travaillé sur le film Connectés (2020). Romuald est parti d’un court-métrage, Talk, qu’il avait réalisé.
Que diriez-vous de Sam, votre personnage dans On the Line ?
Comme on dit en anglais, elle est bossy (autoritaire, ndlr). C’est une femme qui a de la poigne. Elle dirige cette radio dans laquelle Elvis (Mel Gibson) est un peu la star, avec son émission de libre antenne diffusée la nuit, mais qu’elle doit recadrer. Elle est là pour faire du chiffre. Comme pour tous mes rôles, je me suis préparée avec un coach. J’ai pour principe que l’on ne prend du plaisir à jouer que lorsqu’on a vraiment travaillé. Avec Mel, on a aussi pas mal répété pour trouver le ton juste.
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Quand on se retrouve face à ce genre de monstre dit sacré, même si vous êtes amis et que vous avez tourné des blockbusters avec des champions du box-office (tel que Rogue L’Ultime Affrontement, avec Jason Statham, en 2007), est-ce que l’on n’est pas un peu intimidée ?
Pour le coup, avec Mel, non. Parce que je le connais vraiment bien. Face à un Tom Hanks, par exemple, j’aurais sans doute eu les genoux qui auraient tremblé un peu.
NADIA FARÈS : "IL Y A TOUJOURS PEU DE ROLES POUR DES FEMMES DE MON AGE"
En 2021, vous étiez au casting de la série policière La Promesse, avec Olivier Marchal et Sofia Essaïdi, carton d’audience sur TF1 (avec 7,2 millions de téléspectateurs en moyenne). Est-il toujours question d’une suite ?
On ne m’en a pas parlé.
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On the Line vous a-t-il amené d’autres rôles ?
Non, pas grand-chose, mais vous savez, je ne m’attends à rien. J’ai arrêté de travailler pendant de nombreuses années pour ma famille, mes filles, et quand je suis revenue dans le game, comme on dit, avec la série Marseille, en 2016, beaucoup de choses avaient changé. Il y avait et il y a toujours peu de rôles pour des femmes de mon âge. Comme je suis une battante, j’ai pris mon destin en main en développant mes propres projets.
Et ça paie ?
Oui. Comme je suis superstitieuse, je ne veux pas trop en dire, mais le scénario sur lequel je travaillais a été validé par un grand studio, et je devrais coréaliser ce film, qui sera donc mon premier long-métrage.
Si vous ne voulez ni donner son titre ni raconter le scénario, dites-moi au moins quels sont vos cinéastes et films préférés ?
Je suis une inconditionnelle de Ridley Scott. J’adore aussi un film comme Man on Fire, de Tony Scott, avec Denzel Washington. En France, j’aime beaucoup à la fois les films et la personnalité de Josiane Balasko.
On the Line, lundi 29 juillet à 21h25 sur TMC