"C’est une série féministe !"
Parmi les belles idées de ce retour du renard rusé, il y a une brune qui ne compte pas pour des prunes… Gabriella n’a rien d’une potiche !
Audrey Dana : C’est vrai ! Pour une fois, dans ce type de série, la femme n’en est pas une ! Dans les précédentes versions, Gabriella était absente. Tout était à inventer, ce que j’ai pris comme un avantage. Quand j’ai reçu le scénario, je me suis dit : Zorro, ça m’éclate, ça me renvoie à mon enfance ; et Jean Dujardin, je l’adore, l’artiste et le bonhomme sont top. J’étais heureuse de le retrouver et étais prête à accepter un rôle moyen. Mais, en avançant dans la lecture, j’ai vu que l’histoire était géniale… et que c’était une série féministe ! Il suffit de voir la place que l’on donne à la femme, à sa droiture morale, alors qu’elle est infidèle. Le grand sens de la justice de Gabriella fait qu’on lui pardonne. C’est le seul personnage incorruptible.
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Et c’est le seul, avec Bernardo, avec un cerveau qui fonctionne bien !
Je n’osais pas le dire ! Ça faisait des années que je n’avais pas eu autant envie d’un rôle, comme une enfant !
Justement, quels souvenirs d’enfant gardiez-vous de Zorro ?
C’est le premier superhéros que j’ai aimé. Le vengeur masqué, le justicier qui saute du balcon et tombe pile-poil, sans se faire mal, sur son cheval Tornado, qui part au galop… ça représente toute mon enfance ! Quand on a tourné cette scène, je l’ai regardée avec mes yeux de petite fille. Dans cette série, on joue avec un mythe, avec ses codes et, en plus, on le modernise en abordant l’histoire des autochtones qui ont été alcoolisés pour les réduire en esclavage. Cette vérité était aussi importante à transmettre, même sous couvert d’une série familiale ultra-réjouissante.
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Dans ce millésime 2024 de Zorro, il y a un triangle amoureux à deux ! 1 + 1 = 3 !
On pourrait même dire : 1 + 1 + 1 = 2, Ça, c’est du jamais-vu ! En effet, Don Diego est jaloux de lui-même ! C’était jubilatoire à jouer.
"Jean Dujardin est le meilleur partenaire de travail que j’aie eu !"
Sur un plateau, quel partenaire est Jean Dujardin ?
C’est le meilleur partenaire de travail que j’aie eu ! Il n’y a aucun cynisme chez lui, il est investi corps et âme. Il est dans la même urgence et nécessité que l’enfant a à jouer. Je ne l’ai jamais vu à ce point chez un autre acteur, qui plus est chez une grande star. De voir cette pureté-là chez un mec qui n’a plus rien à prouver à personne, qui a gagné un Oscar, c’est renversant. Et j’ai pu en être témoin durant les cinq mois de tournage. Il fait attention à tout le monde. S’il note qu’un figurant n’est pas à l’aise, il va lui parler. Ça, je ne l’avais jamais vu !
"Je voudrais ne faire que des films comme ça, avec des épées !"
Parlons baston : je suis sûr que vous avez pris un plaisir de dingue à tourner les scènes de combat à l’épée…
Atomique ! J’ai adoré. Scoop : je vais prochainement tourner Sous les jupes des femmes, un portrait de la femme post-MeToo intime et drôle, et je vais ajouter au script des scènes de combat, parce que j’ai pris un pied incroyable à me dépasser ! Au début, j’ai vraiment cru que je n’y arriverais pas, tellement les chorégraphies des duels étaient compliquées. Mais quel plaisir ! Je voudrais ne faire que des films comme ça, avec des épées !
Zorro, lundi 23 décembre à 21h10 sur France 2
JULIEN BARCILON