Pourquoi Jérémy Ferrari a refusé plusieurs rôles au cinéma : « Pour être tout à fait honnête… »

Publié le 15 mai 2024 à 11:55
Houlala Production
S'il est aujourd'hui à l'affiche de Roqya, son premier rôle sur grand écran, Jérémy Ferrari a mis du temps avant d'accepter de faire ses débuts au cinéma...

Ce mercredi 15 mai est un grand jour pour Jérémy Ferrari avec la sortie de Roqya, film réalisé par Saïd Belktibia. C’est en effet le premier rôle sur grand écran de l’humoriste révélé par Laurent Ruquier dans l’émission On n’demande qu’à en rire en 2010 sur France 2. Le comédien y interprète Dylan, un personnage au caractère complexe. Au casting de ce long métrage figurent également Golshifteh Farahani ou encore Amine Zariouhi.

Ainsi, à 39 ans, Jérémy Ferrari fait ses premiers pas au cinéma. Pourtant, l’humoriste a déjà eu de nombreuses occasions de devenir acteur dans le 7e art. Dans un entretien paru dans Le Parisien ce mercredi 15 mai, le comédien a expliqué pourquoi il avait attendu si longtemps avant d’accepter un rôle : "Pour être tout à fait honnête, ça a été fait exprès ! Le cinéma ne m’a pas boudé", précise d’abord Jérémy Ferrari, avant d’expliquer : "On m’a proposé pas mal de choses ces dernières années, que j’ai refusées car je trouvais que ça manquait un peu d’audace. Et comme j’ai mis du temps à m’imposer dans l’humour iconoclaste, je ne voulais pas arriver dans un truc trop évident.

Pourquoi Jérémy Ferrari a accepté son rôle dans Roqya

"J’ai en moi un côté un peu sombre que j’avais envie d’exploiter autrement qu’en riant sur scène", poursuit Jérémy Ferrari, qui a tout de même été impressionné par le casting qu’il allait côtoyer. "Quand Saïd Belkitibia est arrivé avec ce rôle, je me suis dit : « C’est génial pour démarrer. » Mais j’ai eu aussi très peur quand il m’a précisé que c’était avec Golshifteh Farahani. Ah oui, quand même !"

Jérémy Ferrari a ainsi expliqué pourquoi il avait été particulièrement attiré par ce film s’intéressant au sujet de la sorcellerie : "L’originalité du scénario. Le maraboutisme est un sujet très présent dans la vie de nombreuses personnes, mais dont on parle très peu. On connaît le sujet avec le prisme africain, mais on ne sait pas vraiment comment il se traduit en France. (…) Même si le film s’appelle Roqya, la roqya, on n’en parle un peu qu’à la fin, c’est l’univers du maraboutisme qui est abordé, ce que je trouve très original. Et il y a cette femme, dérangeante pour plein de gens, et tout le monde attend son faux pas. Et au moment où elle le commet, on se jette sur elle. C’est une chasse aux sorcières modernes."

Par
Benoît Lesueur