« Succès ne veut pas dire meilleur film » : Romain Duris partage ses gros doutes sur son rôle dans L’Arnacœur

Publié le 4 octobre 2023 à 9:38
Canal+
En 2010, Romain Duris connaît son plus grand succès commercial au cinéma à travers son rôle d'Alex Lippi dans L'Arnacœur, réalisé par Pascal Chaumeil. Pourtant, le comédien a bien failli ne jamais accepter de jouer dans ce film...

L’Arnacœur l’un des succès de l’année 2010 du cinéma français. Réalisé par Pascal Chaumeil, le film raconte l’histoire d’Alex Lippi, un briseur de couples professionnel qui tente tant bien que mal de faire rompre Juliette Van Der Beck, personnage qu’interprète par Vanessa Paradis, juste avant son mariage. L’Arnacœur est un véritable carton dans les salles obscures, avec près de 3,8 millions d’entrées, faisant de l’œuvre de Pascal Chaumeil le troisième film français le plus vu de l’année 2010 au cinéma, derrière Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet (5,4 millions) et Camping 2 de Fabien Onteniente (3,9 millions).

Alors qu’il s’est démarqué par son interprétation d’Alex Lippi, lui valant même une nomination aux César dans la catégorie meilleur acteur en 2011, Romain Duris était loin d’être convaincu par le projet proposé par Pascal Chaumeil. Invité sur le plateau de l’émission En Aparté ce mardi 3 octobre sur Canal+, le comédien de 49 ans a fait part de ses doutes lorsque Nathalie Levy lui a évoqué son changement de dimension après son rôle dans L’Arnacœur : "Ce qui étonnant quand je vous entends dire que c’est un succès, c’est que c’est là que je me posais des questions sur mes choix. Succès ne veut pas dire meilleur film ou que le film soit de qualité. Mais en tout cas, c’est vrai que c’est un film que j’ai mis longtemps à accepter."

"J’avais très peur de comédie formatée un peu calibrée", poursuit Romain Duris, qui n’a depuis plus joué dans une comédie romantique de ce genre. "Ça m’a fait poser beaucoup de questions sur comment tu choisis tes trucs et faire attention." Celui qui est actuellement à l’affiche du film Le Règne animal de Thomas Cailley a ainsi expliqué l’intérêt de savoir dire non à certaines propositions : "C’est important. Pour bien savoir les « oui ». Ça fait partie du travail. Le choix, c’est déjà une façon d’avoir une vision de personnage."

Par
Benoît Lesueur