L’intense préparation de Clovis Cornillac
Vous incarnez un cycliste amateur qui se lance dans une incroyable odyssée. Étiez-vous fan de vélo ?
Clovis Cornillac : Comme la plupart des gens, je suivais le Tour de France. J’aime ce grand rendez-vous, le Tour fascine le monde. Pour le film, je me suis mis au vélo. Plus de 6 000 km en quatre mois… et moins 7 kilos à l’arrivée ! Lorsque vous pédalez, que vous soyez ouvrier ou patron, c’est le même effort.
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Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce personnage, qui se jette dans cette aventure comme on jette une bouteille à la mer ?
Ce qui est touchant dans un scénario bien construit et populaire, dans le bon sens du terme, c’est que l’on s’y retrouve. Je vais vous raconter une anecdote. Étant donné que nous tournions très tôt avant l’étape du Tour de France, eh bien, chaque jour, comme François, mon personnage, après le travail, je faisais la moitié de l’étape du lendemain. Au-delà du rôle et de l’envie de bien faire, j’ai ressenti le besoin de l’accomplir, comme si le personnage m’inspirait. Et, comme lui, j’ai eu conscience d’avoir rendez-vous avec moi-même à ce moment-là. Sur la route, je me souviens de moments de solitude, sous la pluie, de grande fatigue, de douleur aussi. Mais je pense que l’on n’a rien dans la vie sans effort. Il faut savoir prendre des risques, sinon tu te fais un peu chier !
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Pédaler à l’écran avec Bernard Hinault et Laurent Jalabert, deux légendes du Tour, n’était-ce pas un rien surréaliste ?
Totalement. Je fais un métier fabuleux ! Un jour, je pilote des avions de chasse (Les Chevaliers du ciel), après je suis boxeur (Scorpion), puis je deviens policier en 1900 (Les Brigades du Tigre), et le lendemain je suis Astérix (Astérix aux Jeux olympiques). C’est fabuleux ! Je me le dis chaque jour. De me retrouver dans la roue de Jalabert avec Hinault, et de courir ensemble, c’était un moment de grâce absolue. Et surtout une chance magnifique ! Par la suite, nous avons fait une course de 53 km pour une action humanitaire : Bernard, fallait le suivre, il veut toujours gagner aujourd’hui !
Clovis Cornillac : "J’ai partagé avec Stallone le même coach !"
Dans le film, on entend Eye of the Tiger, la chanson de Rocky III : un clin d’oeil à Stallone, que vous avez côtoyé enfant ?
John Berry, le deuxième mari de ma mère (l’actrice Myriam Boyer, ndlr), était américain. Il tournait un téléfilm sur un boxeur avec Erik Estrada, de la série Chips. Comme je pratiquais la boxe, ma mère m’a fait venir. Je suis resté un bon moment. Le gars qui réglait les combats sur le tournage était celui qui l’avait fait pour Rocky. J’ai partagé avec Stallone le même coach ! Un jour, on va voir un combat en ville, et j’étais entre Stallone et Estrada. J’ai recroisé Sly au Festival de Deauville, mais je ne lui ai rien dit. C’est une expérience sympa, dont je n’avais jamais parlé. Le réalisateur, Laurent Tuel, l’ignorait.
La Grande Boucle, dimanche 21 juillet à 22h25 sur TF1 Séries Films
JULIEN BARCILON