« Stage de reconnexion exclusivement réservé aux hommes » : voilà ce qui a décidé sept mâles de tous horizons, de 17 à 70 ans, dont le seul point commun visible est de traverser une phase de fragilité extrême. Après avoir placé sa caméra Sous les jupes des filles (2014) pour interroger le mystère féminin, prolongé, trois ans plus tard, par Si j’étais un homme, Audrey Dana zoomait, en 2021, sur la masculinité vulnérable, dans cet ultime volet de son triptyque comico-sociologique, pour une réconciliation harmonieuse entre les sexes.
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Comme pour le premier opus, la réalisatrice a mené une véritable enquête pour nourrir le scénario : « Si les femmes n’ont pas de problème à se livrer, c’est plus délicat pour les hommes. A fortiori avec une femme. J’ai donc procédé autrement, avec des interviews écrites anonymes. Il y avait 44 questions, dont certaines très intimes, sur leurs complexes, la pire chose entendue, ou dite, leur rapport à la fidélité, à la sexualité… Une mise à nu totale. J’ai reçu plus de mille pages de réponses. C’est le document le plus fascinant que j’ai eu à lire. »
L’une de ses plus grandes surprises ? Près de 90% des sondés lui ont dit : « S’il vous plaît, montrez que nous aussi, on est sensibles, que nous aussi nous avons peur. »
Hommes au bord de la crise de nerfs, dimanche 24 novembre à 21h10 sur France 2
JULIEN BARCILON