François Cluzet cash sur Intouchables : « En lisant le scénario, j’ai compris pourquoi Daniel Auteuil avait refusé »

Publié le 16 janvier 2025 à 9:26
Héros d’Intouchables, le film phénomène d’Olivier Nakache et Eric Toledano, François Cluzet n’aurait jamais dû donner la réplique à Omar Sy. Il a en effet été appelé après le refus de Daniel Auteuil de jouer dans cette comédie culte. Une fin de non-recevoir sur laquelle le comédien vient de revenir.

Plus de 19 millions d’entrées : c’est l’énorme chiffre atteint par Intouchables au cinéma entre sa sortie fin octobre 2011 et début mai 2012. Et la comédie, réalisée par le duo Eric Toledano/Olivier Nakacha, n’a pas séduit que dans l’hexagone puisqu’elle a été vue par plus de 9 millions d’Allemands, 2,5 millions d’Espagnols ou encore près de 2 millions d’Américains qui ont ensuite eu droit en 2019 à un remake hollywoodien (The Upside) avec Bryan Cranston et Kevin Hart. 

François Cluzet, un second choix pour Intouchables

Choisi pour incarner à l’écran le personnage inspiré de la vraie vie de Philippe Pozzo di Borgo, François Cluzet n’était pas le premier choix des réalisateurs. Ces derniers avaient en effet contacté, au départ, Daniel Auteuil, comme l’a raconté François Cluzet dans le dernier numéro du Nouvel Obs en kiosques ce jeudi. "J’étais spectateur d’Omar (Sy, ndlr) et dès qu’il bougeait une oreille, je me marrais comme un dingo. J’avais lu le scénario, je savais que Daniel l’avait refusé. Je comprenais pourquoi. Omar ferait rire, je serais le clown blanc, une histoire d’abnégation, je m’en foutais, j’allais m’enrichir humainement", a-t-il expliqué sans filtre. Sur sa lancée, François Cluzet a aussi confirmé, à nos confrères, avoir repris beaucoup de projets refusés par Daniel Auteuil. "Je les acceptais. Je devais gagner ma vie et si je ne le faisais pas, un autre l’aurait fait. A la sortie d’Intouchables, j’ai expliqué : « Je ne me sens pas plus responsable du triomphe que je ne suis responsable de mes 50 films d’auteur qui n’ont pas marché ». Les honneurs, c’est pour la fin. Je me méfie de l’égo. Je ne suis pas remarquable", a-t-il souligné.

Ce traumatisme qui pousse François Cluzet à "être le meilleur des partenaires"

François Cluzet a profité de ce long entretien pour révéler ce qui l’a poussé à vouloir être un bon partenaire plutôt que la star de chaque projet. "J’ai connu des épreuves. J’aurais pu me conduire comme un voyou. Mais j’ai rencontré des artistes. J’ai donc décidé de devenir le meilleur des partenaires. Certains cinéastes, les dirlos, m’aiment pour ça. Ceux qui ne se comportent pas bien, je leur rentre dedans direct", a-t-il détaillé en clamant qu’il ne "croit pas au génie".

Par
Clara Kolodny