Bridget Jones : folle de lui (Canal+) – Renée Zellweger : « Comme Bridget, je suis une éternelle romantique »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:32
INTERVIEW. L’héroïne imaginée par Helen Fielding est de retour près de vingt-cinq ans après ses débuts sur grand écran. Nous avions rencontré Renée Zellweger, lors de la sortie du film en salles en février dernier.

Avez-vous vécu ce quatrième volet comme une réunion de famille ? 

Renée Zellweger : Ce sont surtout les retrouvailles avec une vieille copine ! Et l’ouverture d’un nouveau chapitre de son existence. Ce n’est pas la suite heureuse que tout le monde attendait après le troisième volet. Nous retrouvons cette brave Bridget en mère célibataire, paralysée par le chagrin d’avoir perdu l’amour de sa vie… 

Bridget vous a-t-elle manqué autant qu’à nous ? 

Bien sûr ! J’aime ce personnage. Mais elle n’est jamais très loin de moi au quotidien, vous savez… Elle est toujours au coin d’une rue, puisque des gens du monde entier m’en parlent sans cesse. Certains me disent : « Je suis Bridget ! » Nous, les femmes, sommes toutes Bridget ! 

Comment se sont passées les retrouvailles avec Hugh Grant, neuf ans après le troisième opus,  Bridget Jones Baby

C’est toujours amusant de nous retrouver sur un plateau de tournage ensemble. Dans le film, nous partageons des scènes à la fois hilarantes, ridicules et tendres. J’adore travailler avec lui. C’est un homme brillant. 

Si l’on retourne vingt-cinq ans en arrière, quelles étaient vos attentes lorsque vous avez tourné le premier Bridget Jones ? 

Je n’avais aucune attente ! Tout ce que j’espérais, c’était de ne pas être virée. (Rires) Je craignais tellement de décevoir les gens, je n’avais aucune idée de l’accueil que recevrait le film à sa sortie en salles… 

Pourquoi, selon vous, a-t-elle autant marqué le public ? 

Tout le monde est touché par sa vulnérabilité et son authenticité. J’aime que son humanité soit palpable, qu’elle soit si gentille, dévouée et drôle. Même quand la vie la déçoit, Bridget n’abandonne jamais ! J’aime qu’elle soit désordonnée et imparfaite. Nous avons le droit de rire de ses échecs avec elle, car ce sont aussi les nôtres. 

Qu’avez-vous en commun avec elle ? 

Plus que je ne le voudrais ! (Rires) Je fais systématiquement des gaffes quand je passe à la télé vision, en direct, ou sur un tapis rouge. Je mets souvent les pieds dans le plat, alors qu’il vaudrait mieux que je me taise. Et, comme elle, je suis une éternelle romantique. 

Les relations entre les femmes d’âge mûr et les hommes plus jeunes sont encore trop rarement explorées au cinéma. Comment l’expliquez-vous ? 

Ce que nous voyons dans les films change, parce que ceux qui les écrivent et réalisent changent… C’est important d’avoir des scénaristes avec des perspectives et des expériences différentes, un esprit plus ouvert. Car il y a une demande du public pour ce genre de sujets. Je connais beaucoup de femmes qui sortent avec des hommes plus jeunes, et tout se passe très bien. Hourra ! 

Avez-vous gardé la fameuse culotte « ventre plat » de Bridget ? 

Non. Je n’en ai plus besoin. J’ai fait une croix sur tout ce qui était contraignant ! 

Bridget Jones : folle de lui, vendredi 19 septembre à 21h10 sur Canal+

Par
Amandine Scherer