C’est le 16 mai dernier que le coup d’envoi du 76ème Festival de Cannes a été lancé et c’est Maïwenn qui a ouvert cette nouvelle édition avec son 6ème film intitulé Jeanne du Barry. Le casting de ce dernier long-métrage est composé de Benjamin Lavernhe, de Johnny Depp, d’India Hair, de Pierre Richard ainsi que de Maïwenn elle-même. Sa nouvelle création cinématographique narre la romance survenue entre Jeanne du Barry et le roi Louis XV dans la cour de Versailles. La réalisatrice était donc invitée sur plusieurs plateaux de télévisions et d’émissions de radio pour faire la promotion de son film tout au long de la semaine. C’est dans une interview pour Gala que la cinéaste de 42 ans a tenu à revenir sur sa collaboration avec certains acteurs comme Vincent Cassel qu’elle a dirigé pour son film Mon Roi, ou encore Fanny Ardant dans son long-métrage ADN. "Les génies sont comme ça. Et j’en ai rencontré :Fanny Ardant , Vincent Cassel… Ce n’est pas tous les jours facile, on ne va pas se mentir. Mais ce qu’ils délivrent devant une caméra est une bénédiction pour un réalisateur. Ils ne connaissent pas la peur et c’est ce qui produit leur charisme. Un acteur qui a peur, ça se voit tout de suite. Tout peut sonner faux. Avec Johnny Depp, il n’y avait pas une seule scène à jeter. Il suivait mes indications puis m’offrait toujours une autre option. Je n’avais qu’à choisir.", a-t-elle confié.
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La cinéaste du bal des actrices avait aussi profité de son passage dans l’émission En Aparté pour revenir sur sa collaboration avec Johnny Depp. "C’est un animal Johnny, c’est quelqu’un qui déjà tous les matins, il arrive avec une humeur différente. On ne peut jamais savoir dans quelle humeur il va arriver. Il y a parfois des humeurs où il est très joyeux. Il a envie d’essayer plein de choses, de rigoler avec les gens et tout ça, et il y a des moments où il n’en a pas envie. Qui a toujours la même humeur ? Faut savoir que c’est quelqu’un qui est tout le temps exposé, qui sortait de deux procès. Je peux comprendre, moi, quand je reçois un recommandé, je suis nouée toute la journée donc j’imagine que lui…" avait-elle dit à Nathalie Lévy. Maïwenn semblait aussi avoir déploré le fait que les médias aient souhaité mettre en lumière les conflits survenus entre eux sur le tournage. "Il y avait des moments où on était très complice. Évidemment, ce n’est pas dans ces moments-là que les médias s’y intéressent, nos amis les médias. Il a été dit que c’était l’enfer, c’était faux, ce n’était pas du tout l’enfer, il y a eu des désaccords, mais comme sur tout les tournages, comme dans toutes les entreprises, comme partout ailleurs, dès lors que vous passez deux mois ensemble, toute la journée avec des horaires qui sont très lourds, c’est obligé qu’il y ait des désaccords et puis je vais vous dire honnêtement, je ne lui en veux absolument pas parce que les désaccords que nous avons eu, sont la preuve qu’il était énormément investis, qu’il voyait le roi d’une certaine manière, qu’il avait envie de défendre les choses que lui savait de Louis XV et j’avais beau lui dire ‘tu sais Johnny ce n’est pas un documentaire’ lui, il était basé sur les choses vraies de Louis XV (…) J’essayais toujours de le ramener à l’idée que c’était un film de fiction", avait-elle expliqué.
MM