« Elle s’en est vantée à la télévision… » : Edwy Plenel revient sur son agression par Maïwenn

Publié le 17 mai 2023 à 14:38
Abaca
Dans un entretien publié dans "Variety", Edwy Plenel est revenu sur l’agression qu’il dit avoir subie de la part de la réalisatrice Maïwenn.

C’est une interview qui a beaucoup fait parler d’elle. Le mercredi 10 mai dernier, Maïwenn Le Besco était invitée sur le plateau de Quotidien afin d’évoquer la sortie de son film Jeanne du Barry. Elle a notamment été questionnée sur l’agression présumée qu’elle aurait commise à l’encontre du cofondateur de Mediapart, Edwy Plenel, en mars dernier. Elle est accusée d’avoir notamment tiré les cheveux du journaliste, qui a porté plainte pour "violences". La comédienne a reconnu les faits avec légèreté, ce qui n’a pas manqué d’agacer de nombreux internautes, s’offusquant qu’on puisse rire d’une agression sur un plateau de télévision. Nos confrères de Variety ont décidé de donner la parole à Edwy Plenel, afin qu’il puisse livrer sa version des faits. Il assure qu’il a été agressé à cause d’une enquête de son journal sur Luc Besson, l’ancien mari de la réalisatrice, qui est accusé de viol et d’agression sexuelle. "Nous avons publié ce qu’elle a dit à la police dans le cadre de l’enquête sur Besson. Lorsqu’elle s’est entretenue avec les forces de l’ordre, elle a évoqué des aspects compliqués de sa relation avec Luc Besson, notamment lors de leur séparation", a expliqué Edwy Plenel. 

"Mais une fois que nous avons publié notre article, nous n’avons jamais reçu de protestation d’aucune sorte. C’était il y a environ cinq ans – cela signifierait que pendant tout ce temps, Maïwenn voulait se venger. Mais si c’est le cas pourquoi n’a-t-elle pas envoyé de mail ? Nous n’avons jamais reçu d’appel téléphonique d’elle", a regretté le cofondateur de Mediapart. "Je ne connais pas Maïwenn. Je ne l’ai jamais rencontrée. J’aurais été incapable de la reconnaître", a maintenu le journaliste de 70 ans, précisant que cette agression lui "a causé plus de stupeur qu’autre chose". "Elle ne s’est pas attaquée qu’à moi individuellement, mais au symbole que je représente, en tant que fondateur et directeur d’un journal, qui en France a été à la pointe de toutes les révélations MeToo", a continué Edwy Plenel. Il a également regretté que, selon lui, "certaines personnes dans l’industrie du cinéma voient (leur) travail, chez ‘Mediapart’, comme un censeur". L.C

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