La 7e Compagnie au clair de lune (TMC) – Pourquoi Gérard Jugnot garde un mauvais souvenir de ce tournage

Publié le 24 juillet 2024 à 9:18
GAUMONT
Le chef Chaudard et les soldats Tassin et Pithivier, véritables pieds nickelés de l’armée française, prennent leurs quartiers d’été sur la Une. Parmi ces anecdotes, à vous de distinguer le vrai du faux.

Le réalisateur Robert Lamoureux s’est inspiré de sa propre histoire

VRAI. Après Ravissante et La Brune que voilà, Mais où est donc passée la 7e compagnie ? est le troisième film de Robert Lamoureux derrière la caméra. Cette comédie, dont le premier volet est sorti en 1973 au cinéma, est inspirée de sa propre expérience de soldat au cours de la débâcle de 1940. Côté production, il a fait appel à Alain Poiré, qui avait déjà sévi du côté des Tontons flingueurs et de La Grande Vadrouille

Le tournage a été une partie de plaisir

FAUX. Si le potentiel comique de ce film est indéniable, l’ambiance, lors du tournage, n’a pas toujours été au beau fixe. Il arrivait que Jean Lefebvre ne soit pas ponctuel sur le plateau, peinant à se lever à l’heure après avoir passé la nuit à jouer et boire au casino. Quant à Aldo Maccione, qui sera remplacé par Henri Guybet dans les deuxième et troisième volets en raison de ses exigences salariales, il ne cesse de faire le pitre, ce qui a le don d’agacer Lamoureux, qui le lui fait savoir. Maccione quitte le tournage, trouve refuge dans un bar et appelle, fâché, Poiré à la rescousse. 

Le film Mais où est donc passée la 7e compagnie ? a rencontré un véritable succès en salle

VRAI. Sorti en décembre 1973, le premier volet des aventures de la 7e Compagnie a attiré 3,9 millions de spectateurs dans les salles obscures. Il devient, après  Les Aventures de Rabbi Jacob (7,2 millions d’entrées) et  Mon nom est Personne (4,7 millions d’entrées), le troisième succès au box-office de l’année

Le chef Chaudard a changé de prénom

VRAI. Dans les deux premiers volets,  Mais où donc passée la 7e compagnie ? et On a retrouvé la 7e compagnie !, le sergent Chaudard, incarné par Pierre Mondy, se prénommait Louis. Dans La 7e Compagnie au clair du lune, il s’appelle désormais Paul. Idem pour sa femme, qui est passée de Paulette dans les deux premiers volets à Suzanne dans le dernier.

Gérard Jugnot garde un bon souvenir de son apparition dans le dernier opus de la trilogie…

FAUX. Après Mais où est donc passée la 7e compagnie ? (1973) et On a retrouvé la 7e compagnie ! (1975),  La 7e compagnie au clair de lune (1977) est le dernier volet de la trilogie signée Lamoureux, qui stoppera ensuite sa carrière de réalisateur, préférant les planches aux caméras. Gérard Jugnot, alors tout jeune comédien de 26 ans, intègre le casting de ce dernier volet où il incarne le beau-frère du chef Chaudard et subit les foudres de Lamoureux, réputé tyrannique avec ses comédiens. Il confiera dans le livre Ça tourne mal ! L’histoire tumultueuse et méconnue du cinéma français : « Plus Robert me hurle dessus, moins j’assure ma voix. On fait quarante prises, je suis liquide. Henri Guybet me rassure en me disant qu’avant moi, c’est lui qui morflait et que Jean Carmet avait eu droit à quarante-cinq prises la semaine précédente. »

La 7e Compagnie au clair de lune, mercredi 7 mai à 21h25 sur TMC. A suivre, à 23h05 On a retrouvé la 7ème compagnie !

Par
Adeline Quittot