Alec Baldwin « a menti » : la justice américaine accable l’acteur après le tir mortel sur le tournage de Rust

Publié le 9 avril 2024 à 7:24
Zuma / Starface
Les procureurs ont dénoncé les propos et le comportement de la star hollywoodienne Alec Baldwin, dont le procès devrait se dérouler au mois de juillet.

Au mois d’octobre 2021, Hollywood était secoué par une véritable tragédie, qui a poussé de nombreuses sociétés de production à s’engager à ne plus jamais avoir recours à de réelles armes à feu lors des tournages. En effet,  la directrice de la photographie Halyna Hutchins a été tuée lors d’un accident survenu pendant les répétitions d’une scène avec Alec Baldwin sur le plateau du film Rust, dans l’état du Nouveau-Mexique. Le réalisateur Joel Souza a également été blessé. Alors que les pistolets ne contiennent habituellement que des balles à blanc, une enquête a aussitôt été ouverte. 

Version "absurde" et mensonges

Plusieurs semaines plus tard, Alec Baldwin a assuré publiquement qu’il n’avait jamais appuyé sur la gâchette. Cette version, peu probable, a été balayée d’un revers de la main par une expertise du FBI. Les procureurs ont également qualifié cette version d’"absurde à première vue", d’après des documents rendus publics ce lundi 8 avril 2024. Ceux-ci demandent le maintien du procès d’Alec Baldwin pour homicide involontaire, censé se dérouler au mois de juillet prochain, alors que les avocats de ce dernier essaye de le faire annuler. Selon les procureurs, l’acteur a "menti éhontément" et inventé un "récit" qui ne correspond pas à la version des faits qu’il avait relatée dans un premier temps.

L’acteur accusé d’avoir exercé une "pression"

Lors de son interrogatoire avec la police juste après le drame, Alec Baldwin n’avait pas affirmé que l’arme s’était déclenchée toute seule ou que la directrice de photographie lui avait demandé de pointer l’arme vers elle. Les procureurs chargés du dossier accusent Alec Baldwin de négligence et estiment que celle-ci a mis en péril la sécurité du tournage. D’après plusieurs témoignages, l’acteur "hurlait régulièrement" sur les équipes et avait pour objectif de terminer le tournage le plus rapidement possible. Les témoins l’accusent de n’avoir "aucun contrôle sur ses émotions" et que "la pression" qu’il a exercée a entraîné des négligences au niveau des protocoles de sécurité. Le célèbre acteur risque jusqu’à dix-huit mois de prison ferme. Les producteurs, quant à eux, ont été condamnés à une lourde amende.

Par
Hugo Mallais