Quotidien (TMC) : en direct, Julien Bellver répond à Mila qui affirme avoir été briefée avant son interview dans l’émission

Publié le 9 avril 2024 à 6:14
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Sur BFMTV face à Apolline de Malherbe, la jeune Mila a expliqué avoir été incitée à s'excuser auprès des musulmans avant son passage dans l'émission de Yann Barthès.

Après ses propos virulents contre l’islam sur Instagram en janvier 2020, Mila avait été victime d’un cyber-harcèlement sans précédent. En plus de recevoir des insultes très violentes – et souvent homophobes – l’adolescente âgée de 16 ans à l’époque avait été la cible de dizaines de milliers de menaces de mort et contrainte d’être déscolarisée deux jours après avoir publié sa vidéo. En 2021, douze personnes ont total ont été condamnées à plusieurs mois de prison avec sursis.

"Je n’ai jamais été désolée"

Ces derniers temps, désormais âgée de 20 ans, Mila est revenue dans la sphère médiatique en déclarant notamment sur les réseaux sociaux : "Soyez islamophobes". Elle s’est également rapprochée publiquement du collectif identitaire d’extrême-droite Nemesis. Ce lundi 8 avril 2024, la jeune femme a été reçue par Apolline de Malherbe dans son Face à face sur BFMTV. Lors de cet entretien, elle est revenue sur ses excuses prononcées en 2020 sur le plateau de Quotidien sur TMC : "C’est un débriefing qu’on m’a fait : ‘quand tu vas arriver, tu vas regarder Yann Barthès droit dans les yeux, tu vas lui dire mot pour mot, à peu près, ‘je suis désolée pour les personnes que j’aurais pu offenser’. Mais je ne suis pas désolée, j’ai jamais été désolée".

"Sa parole était libre"

Le soir-même, le chroniqueur de Quotidien Julien Bellver a tenu à faire une mise au point lors de sa chronique "19:30 Médias". Le journaliste a d’abord rediffusé un extrait de l’interview qui s’est déroulé il y a quatre ans. "Je regrette la vulgarité, c’est ça. Mais je ne regrette pas ce que j’ai dit, c’est vraiment le reflet de ma pensée", avait alors déclaré Mila. Julien Bellver a ensuite expliqué : "Alors, ces propos ont été beaucoup repris et commentés depuis ce matin, d’où une précision importante ce soir : le ‘on’ dont parle Mila ce matin sur BFMTV, ce n’était pas nous. Sa parole était libre sur ce plateau comme l’est celle de tous nos invités". En effet, Mila n’a pas précisé de qui elle parlait. Faisait-elle allusion à ses avocats ? Toujours est-il que Quotidien défend formellement avoir influencé la jeune femme en amont dans les coulisses.

Par
Hugo Mallais